Ce blog se veut comme un recceuil d'articles de presse pertinents sur le secteur de l'Habitat. Bien entendu, le contenu des articles n'engage que leurs auteurs.

samedi 30 août 2008

325 millions de dinars pour la réhabilitation du vieux bâti
par Djamel B. Le quotidien d'Oran

Dans le cadre des opérations visant la réhabilitation du cadre bâti, la Direction de l'urbanisme, de la construction et de l'habitat (DUCH) lancera, dans les tout prochains jours, un vaste opération pour la rénovation et la réhabilitation de 13.000 logements répartis à travers plusieurs quartiers de la ville. Selon des sources proches de la wilaya, une enveloppe de quelque 325 millions de dinars a été consacrée, dans une première étape, à cette opération.

Les opérations de recensement des logements nécessitant des travaux de réhabilitation, lancées par la tutelle, ont révélé que quelque 55.000 logements nécessitent des travaux de rénovation, notamment au niveau des quartiers à grande concentration d'immeubles menaçant ruine, à l'image d'El-Hamri, du Derb ou de Sidi El-Houari et dans certaines communes de la wilaya d'Oran. Nos sources indiquent que les travaux seront effectués par étapes, en fonction de la disponibilité des crédits, et ce jusqu'à l'achèvement de l'opération. La première phase concernera 25% des 13.000 logements retenus par la direction, en prenant en compte les priorités de chaque secteur urbain.

La réhabilitation de ces logements viendra renforcer l'opération de réhabilitation de quelque 200 immeubles qui sera lancée incessamment par l'Office de promotion et de gestion immobilière (OPGI) au niveau de certains quartiers du centre-ville et à Sidi El-Houari. Aussi, il a été décidé de retenir trois sites englobant les 200 immeubles qui nécessitent des interventions en urgence. Le premier site concerne un nombre précis d'immeubles situés au centre-ville et limités par un grand îlot situé entre la rue Khemisti, la rue Larbi Ben M'hidi et le boulevard Emir Abdelkader. Le second site concernera des immeubles recensés au niveau du boulevard Maâta et le troisième site touchera des immeubles au niveau de Sidi El-Houari, en partant de la place des Quinconces et en passant par la place Kléber.

L'opération sera jumelée avec le traitement de la voirie pour livrer des îlots complètement réhabilités. Une enveloppe de 70 milliards de centimes avait été débloquée par le ministère de l'Habitat dans le cadre des dispositions prises pour la réhabilitation du vieux bâti à Oran. Une seconde enveloppe de 32 milliards a été consacrée, d'autre part, à des opérations d'expertise des immeubles menaçant ruine à travers l'ensemble des communes de la wilaya.
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L’association générale des entrepreneurs algériens
“Le secteur du BTPH est dans un état déplorable”
Par :Meziane Rabhi - Liberté

L’AGEA indique que “l’exclusion dans le choix de marchés confiés en grande partie à des entreprises étrangères a fortement contribué à perturber ce secteur déjà fragilisé, mettant à mal les moyens et les capacités de production nationale”.

L’Association générale des entrepreneurs algériens (AGEA), dans un communiqué transmis à la rédaction, affirme que le secteur du BTPH connaît actuellement de multiples perturbations. “Frappé de plein fouet par la flambée des prix de matériaux de construction, ce secteur subit des graves revers également vis-à-vis des administrations de supports telles que les banques, les impôts, etc.”, souligne le communiqué de l’Association générale des entrepreneurs algériens, signé par son président Mouloud Kheloufi. L’AGEA indique que “l’exclusion dans le choix de marchés confiés en grande partie à des entreprises étrangères a fortement contribué à perturber ce secteur déjà fragilisé, mettant à mal les moyens et les capacités de production nationale”.

Résultat : l’Association générale des entrepreneurs algériens évoque l’arrêt d’activité de certaines entreprises, les retards dans l’achèvement de plusieurs projets de développement, dont le programme national du million de logements et autres infrastructures publiques. L’AGEA reconnaît que “l’État conscient des erreurs commises dans l’exécution de certains ouvrages, conséquence d’un bâti non conforme aux exigences, remet de l’ordre et recommande la révision des plans d’urbanisation et débloque tous les moyens adéquats et solutions pour améliorer la qualité des ouvrages confiés”.

Pour autant, l’AGEA demande à ce que “les récentes mesures d’assouplissement de certaines charges fiscales, décidées précédemment par l’État à l’encontre des promoteurs immobiliers, soient élargies à l’ensemble des opérateurs du secteur du BTPH”. “Le système des impôts instauré en Algérie étant considéré lourd et contraignant pour l’ensemble des opérateurs”, souligne l’Association générale des entrepreneurs algériens.

L’AGEA indique que “le bâtiment et les travaux publics sont les plus importants sur lesquels se base l’Algérie pour son développement et recèlent des possibilités réelles de créations d’emplois”.

L’association que préside Mouloud Kheloufi interpelle le ministre des Finances “à l’effet de mettre en application des mesures nécessaires et impératives dans le cadre de l’élaboration de l’avant-projet de loi de finances 2009, à travers un plan d’allégements fiscaux et parafiscaux, au profit des entreprises du BTPH”.

L’AGEA propose de ramener la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) de 17% à 5%. Elle suggère l’application d’un taux d’intérêt de 3% seulement pour les crédits à l’investissement et pour l’ensemble des petites et moyennes entreprises. L’association patronale demande l’abaissement du taux de l’IRG ainsi que la réduction de la vignette à 30%.

L’AGEA recommande, également, de revoir à la baisse les charges sociales (Cnas, Cavnos…), afin de permettre aux employeurs du secteur économique d’engager des actions de recrutement. L’Association générale des entrepreneurs algériens, “au vu de l’inflation actuelle”, appelle à la révision du smig. L’AGEA propose un smig de 25 000 dinars. L’Association générale des entrepreneurs algériens juge favorables les récentes décisions prises par les pouvoirs publics, notamment la révision du code des marchés publics et la distribution du ciment.

M. R.

mercredi 27 août 2008

Habitat : Noureddine Moussa s'en prend aux directeurs de l'Urbanisme
par S. E. K. & H. Saaïdia Le quotidien d'Oran

L'Etat veut mettre bon ordre dans l'urbanisation anarchique qui caractérise nos villes. Une nouvelle loi, parue sur le journal officiel le 20 juillet dernier, vise à mettre en conformité les constructions, y compris sur le plan esthétique. Un ultimatum de 5 ans est donné aux concernés pour parachever leurs constructions inachevées, véritable plaie dans le tissu urbain de nos cités. Dans ce cadre, des brigades chargées de contrôler la conformité des constructions vont être mises en place prochainement dans le cadre de la nouvelle loi sur les constructions et leur achèvement.
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Ces brigades, qui seront créées à la faveur des textes d'application dont la finalisation est prévue dans les toutes prochaines semaines, auront pour missions de veiller au respect des normes d'urbanisation et de vérifier l'achèvement des constructions. C'est ce qu'a indiqué le ministre de l'Habitat et de l'Urbanisme Noureddine Moussa, hier à Alger, en marge d'une réunion tenue avec les directeurs de l'Urbanisme et de la Construction (DUC) des 48 wilayas.
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Pour endiguer le phénomène largement répandu et non moins désagréable des constructions inachevées qui défigurent nos cités et posent un gros lot de désagréments, notamment en matière d'aménagement urbain, la nouvelle loi accorde un délai de cinq ans aux concernés pour achever la construction de leur habitation sous peine de sanctions pouvant aller jusqu'à la démolition de la construction. M. Moussa plaide que ce délai est largement suffisant car il s'agit, dans la majorité des cas, de travaux de finition liés, notamment, à la peinture des façades extérieures des habitations, argumente-t-il.
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La loi sur la mise en conformité des constructions et leur achèvement a pour objectif de mettre un terme à l'état de non-achèvement des constructions, de mettre en conformité les constructions réalisées ou en cours de réalisation antérieurement à la promulgation de la présente loi et de fixer les conditions d'occupation et d'exploitation des constructions. Elle vise également à promouvoir un cadre bâti esthétique et harmonieusement aménagé et à instituer des mesures coercitives en matière de non-respect des délais de construction et des règles d'urbanisme.
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L'amélioration de l'image de la ville n'est pas tributaire, seulement, de la lutte contre l'hideux aspect qu'offrent ces constructions, «l'esthétique doit être hissée au rang d'utilité publique», a souligné le ministre. Dans ce contexte, il relèvera l'aspect négatif qu'offrent les cités en raison de l'emplacement des assiettes paraboliques. Il dira que des solutions techniques existent pour éviter ce genre d'aspect. Il faut relever que dans les ensembles (AADL par exemple) ou dans le contrat de location, il est mentionné noir sur blanc que toute transformation est interdite, y compris l'emplacement d'assiettes paraboliques.
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S'adressant aux DUC de l'ensemble des wilayas du pays, Moussa a indiqué qu'une enveloppe de 328 milliards de dinars avait été mobilisée durant ces trois dernières années pour l'amélioration et la viabilisation des voiries et réseaux divers (VRD) à travers plus de 12.000 cités regroupant 3,2 millions de logements et abritant plus de 20 millions de personnes. Ces opérations d'aménagement sont devenues nécessaires «pour mettre un terme au phénomène de l'urbanisation anarchique qui a déformé le tissu urbain des grandes villes algériennes», a assené le ministre.
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Le ministre a, d'autre part, adressé des instructions aux DUC concernant la révision des schémas directeurs d'aménagement et d'urbanisation en insistant sur la revalorisation du foncier existant dans l'enceinte des tissus urbains et la maîtrise des nouvelles extensions ainsi que le règlement des contentieux fonciers avec une tierce partie avant toute approbation d'étude. S'agissant des plans d'occupation de sol (POS), également en cours de rénovation, M. Moussa a sommé les DUC de finaliser les études relatives aux travaux des VRD avant de procéder à toute réalisation de projets de logements.
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En outre, il les a exhortés à accorder la priorité sur la question de financement des travaux de VRD pour les sites abritant des projets de logement social (LS) et social-participatif (LSP), en rappelant que la loi de finances complémentaire 2008 prévoit une enveloppe de 20 milliards de dinars pour ce type de financements.

mardi 26 août 2008

Lutte contre l’anarchie urbaine : La loi sur l’achèvement des constructions en vigueur
26-08-2008 A. Fadila El Moudjahid

L’amélioration urbaine touche 11.000 quartiers à travers le pays.
En attendant la promulgation des textes d’application de la nouvelle loi obligeant les constructeurs à achever leurs chantiers et impliquant le volet esthétique en tant qu’élément relevant de l’utilité publique, la lutte contre l’anarchie urbaine se poursuit au niveau des structures et directions relevant du département de l’habitat. Hier, M. Noureddine Moussa, premier responsable du secteur, a réuni les directeurs de l’urbanisme des 48 wilayas et ce, dans le cadre d’une rencontre d’évaluation.Une rencontre qui a eu, du moins, le mérite de rappeler l’effort consenti dans le sens d’une amélioration des conditions de vie des citoyens et d’un embellissement progressif des quartiers et grands ensembles urbains.

La nouvelle loi sur l’achèvement des constructions, bien qu’elle concerne essentiellement les propriétaires privés, a en effet été devancée par un programme d’amélioration urbaine à travers tout le territoire national. L’Etat y a consacré la bagatelle de 300 milliards de dinars. Un ensemble de 11.000 quartiers renfermant un total de 3,3 millions d’unités connaît actuellement des travaux d’amélioration. Ces travaux concernent notamment la viabilisation, la restructuration et les espaces verts. Ils touchent, d’après les précisions du ministre, un total de 20 millions d’habitants.

Les machines ont été lancées et des chantiers pullulent dans les wilayas du pays, mais il n’en demeure pas moins qu’un rappel des directives liées à l’urbanisme reste de mise. Le ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme n’a en effet pas omis de rappeler à l’ordre les directeurs de l’urbanisme en les conviant à une révision des plans d’occupation du sol (POS) et ce, suivant les besoins et spécificités de chaque région. «Le POS n’est pas figé. Il faut aller vers une approche dynamique dans l’urbanisme», explique-t-il en soulignant que bon nombre d’études liées à la constructibilité de terrains ont montré leurs limites. «Les plans d’urbanisme ont été réalisés durant les années 90 et nous savons tous qu’ils ont été réalisés dans la précipitation. Rien n’empêche leur révision», dira-t-il.

La concertation et la transparence sont, selon le responsable, indispensables pour que des chantiers sains et sans litiges puissent voir le jour et évoluer normalement et sans contentieux. La qualité des études géotechniques, la démultiplication du nombre des agents de contrôle urbain, le respect des spécificités géographiques de chaque site, l’attribution des permis de construction dans un délai d’une semaine ainsi que l’application rigoureuse des sanctions ciblant les constructeurs récalcitrants ont également été au cœur de l’intervention du ministre qui conviera les responsables locaux à aller vers une concertation avec les professionnels et la société civile. «Il ne faut plus tomber dans cette anarchie. Ce travail de rattrapage doit être accompagné par une rigueur dans l’application des lois qui existent», confère-t-il. Les textes d’application de la nouvelle loi sur le parachèvement des constructions seront, d’après le ministre, prêts avant la fin de l’année en cours.

5.000 affaires en justice 10.000 constructions bloquées pour incompatibilité avec les normes.
«Les infractions liées à la construction sont en nette régression », c’est le constat donné hier par M. Naït Saâda, directeur de l’urbanisme au niveau du ministère de l’Habitat. Cette tendance est, en parallèle, appuyée par une meilleure accessibilité du permis de construire. «Le permis de construire doit être délivrable en une semaine et vous verrez que tout rentrera dans l’ordre». La confirmation n’a pas tardé et c’est dans les chiffres annoncés par le directeur de l’urbanisme que l’on trouve l’explication. Ces chiffres explicitent en effet une tendance à la baisse du nombre d’infractions soulevées par les services de contrôle. Les constructions non conformes aux normes et ayant été bloquées ces trois dernières années en attendant une régularisation sont de l’ordre de 10.692 constructions. Sur ce total, 2.857 constructions ont été enregistrées en 2005 contre 3.487 en 2006 et 2.518 en 2007. Le premier semestre de l’année en cours a vu l’enregistrement de 1.830 constructions bloquées. Aussi, 4.924 saisines de justice ont été relevées par le responsable, contre 249 autres décisions prises.

Le nombre de constructions sans permis a, lui aussi, connu une courbe favorable à la baisse, passant de 20.552 en 2005 à 19.307 en 2007. Cette tendance est certainement encouragée par les mesures encourageant l’accessibilité au permis de construire dont l’attribution est passée de 67.975 permis en 2005 à 88.345 en 2007. Le premier semestre de l’année en cours a vu l’attribution d’un total de 44.096 documents, soit un total de 296.775 permis délivrés en trois ans. A. Fadila

lundi 25 août 2008

LA LOI EST ENTRÉE EN VIGUEUR DEPUIS CETTE SEMAINE
Fini les habitations inachevées
25 Août 2008

Il s’agit maintenant de voir si le département de l’habitat suivra l’application de cette loi qu’il a lui-même défendue bec et ongles.
Les autorités semblent décidées à mettre fin à l’anarchie frappante constatée dans le secteur de l’habitat et de l’urbanisme. La loi régissant ce domaine, publiée dans le Journal Officiel en date du 3 août dernier, est entrée en vigueur le samedi 23 du même mois.Au terme de cette loi, il est exigé à tout propriétaire d’une habitation de procéder à l’achèvement de la construction et de respecter «l’harmonie des formes et la qualité des façades d’une construction y compris celle des espaces extérieurs».
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L’article 2 de cette loi, interdit «la création d’un lotissement ou d’un groupe d’habitations sans l’obtention préalable d’un permis de lotir délivré conformément à la législation et à la réglementation en vigueur».Le même article interdit «l’édification de toute construction dans un lotissement non autorisé».
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L’article 4, «interdit l’édification de toute construction dans tout lotissement créé en conformité aux prescriptions des instruments d’urbanisme, si les travaux de viabilité et d’aménagement prévus dans le permis de lotir ne sont pas achevés».Il convient de souligner que les mesures de mise en conformité des constructions en vue de leur achèvement, prennent fin dans le délai de cinq ans, soit en 2013. Il s’agit maintenant de voir si le département de l’habitat suivra l’application de cette loi qu’il a lui même défendue bec et ongles. Théoriquement, les pouvoirs publics comptent veiller à l’application de ces nouvelles mesures.
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Selon l’article 27 de cette loi, «sur la base des informations fournies par le déclarant, les agents de l’Etat et communaux chargés de l’urbanisme, sont tenus d’effectuer une visite sur les lieux et de constater l’état de non-conformité des constructions». Il faut dire qu’une anarchie sans précédent est constatée ces dernières années à travers les villes du pays. La tragédie nationale qu’a vécue l’Algérie a été pour beaucoup dans l’exacerbation du phénomène des constructions anarchiques.
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Rien que dans la daïra de Dar El Beïda, à Alger, sur les 20 lotissements édifiés, 15 sont construits illégalement. Pis encore, ils ne répondent à aucune règle urbanistique.Les façades de ces bâtisses dont la majorité est inachevée, ont un air maussade. Que prévoient les pouvoirs publics contre ce genre de pratique, d’autant que d’aucuns estiment qu’il est trop tard pour procéder à leur démolition? La réponse semble inconnue même pour les autorités. Par ailleurs, s’agissant des propriétaires ne respectant pas la présente loi, des sanctions rigoureuses sont prévues à leur encontre.
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Selon l’article 74 de cette loi, «est puni d’emprisonnement de six (6) mois à deux (2) ans et d’une amende de cent (100.000) dinars à un million (1.000.000) de dinars quiconque crée un lotissement ou un groupe d’habitations sans permis de lotir».En cas de récidive, la peine est portée au double. D’autres sanctions, plus lourdes, sont prévues à l’encontre de quiconque procède à la vente d’un lot d’un lotissement ou le groupe d’habitations, si le lotissement ou le groupe d’habitations n’a pas été autorisé ou dont les travaux de viabilité n’ont pas été encore provisoirement réceptionnés. Une peine de six (6) mois à un (1) ans de prison et une amende de cent mille (100.000) dinars à un (1) million (1.000.000) de dinars ou l’une des deux peines, est prévue à l’encontre des concernés.En cas de récidive, il peut être prononcé une peine d’emprisonnement de un (1) à cinq (5) ans et l’amende portée au double.
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Maintenant que la loi devant régir le secteur de l’habitat est là, il ne reste qu’à l’appliquer. Et c’est là où le bât blesse. Car en Algérie, depuis toujours, l’on met en place des lois, mais on n’a jamais veillé à les faire respecter.
Hakim KATEB

Les EPLF seront dissoutes
par Z. Mehdaoui Le quotidien d'Oran

Dans une note «interne et confidentielle», le chef du gouvernement Ahmed Ouyahia a instruit le ministre des Finances afin de diligenter «sans délais» l'inspection générale des finances pour la réalisation d'un audit de l'ensemble des EPLF en matière de biens immobiliers, mobiliers et d'avoirs financiers. La note précise que ce diagnostic qui doit être achevé avant le 30 septembre prochain, entre dans le cadre de la décision du gouvernement de dissoudre les Entreprises de promotion du logement familial (EPLF).

La même missive, également adressée au ministre de l'Intérieur et des Collectivités locales, le ministre de l'Industrie et de la Promotion des investissements ainsi que le ministre de l'Habitat et de l'Urbanisme, intime l'ordre «d'éviter de régulariser toute cession ou lotissement des terrains fonciers actuellement détenus par les EPLF».

Parallèlement à cela, le gouvernement a donné instruction au ministre de l'Industrie et de la Promotion des investissements afin de charger les Sociétés de gestion et des participations (SGP), détenant les EPLF dans leur portefeuille, de «procéder sous sa supervision et en associant les services du ministère de l'Habitat, aux préparatifs de dissolution de ces entreprises». Selon le document, l'opération dont sont chargées les SGP vise quatre objectifs, à savoir «présenter l'outil de production des différentes EPLF lorsqu'il existe en vue de mettre sur pied une nouvelle institution», «recenser le patrimoine foncier des EPLF pour le remettre à la disposition du domaine de l'Etat, en vue de son utilisation dans le cadre de la politique nationale de l'habitat», «identifier les avoirs et dettes financiers des EPLF pour traitement approprié dans le cadre du processus de dissolution» et enfin «maintenir l'effectif des travailleurs des EPLF, nonobstant tout processus de réduction qui serait éventuellement requis, avec les mesures légales d'accompagnement».

En outre, le ministre de l'Habitat est chargé par le chef du gouvernement de «préparer la configuration de la nouvelle entreprise appelée à prendre en charge le patrimoine des EPLF à dissoudre et concourir à la mise en oeuvre de la politique nationale de l'habitat». Enfin, la note du gouvernement demande clairement au ministre de l'Intérieur et des Collectivités locales afin d'informer «confidentiellement» tous les walis de cette opération et ce dans le cadre de leurs relations locales avec les EPLF en rapport avec le programme national de logement, mais aussi, poursuit-on, «à titre préventif face à toute éventuelle action de dissipation du patrimoine des EPLF à la veille de leur dissolution».

Ainsi et alors que dans le passé l'on parlait de la «restructuration» de ces entreprises publiques, la décision du gouvernement, entrée en vigueur à partir du 29 juillet dernier, a fait l'effet d'une véritable «douche froide» pour les responsables des entreprises en question. Certains PDG de ces entreprises que nous avons pu joindre hier et qui ont préféré garder l'anonymat n'ont pas caché leurs craintes des suites d'une décision pour laquelle, disent-ils, ils n'ont pas été consultés au préalable.

«Le gel des activités de commercialisation, d'investissement et des opérations nouvellement engagées (permis de construire, études, etc.) à l'exception d'opérations en cours, va générer l'asphyxie au niveau des trésoreries des EPLF particulièrement pour ce qui est des projets vente sur plans qui vont connaître des surcoûts injustifiés», nous a déclaré l'un d'eux en soulignant que les EPLF, étant des SPA (Société par actions) et ne puisant pas leur financement du Trésor public, ont survécu jusqu'ici grâce à leur propre gestion. D'après ce responsable, la décision de «restructurer» les EPLF semble précipitée et non réfléchie car, affirme-t-il, aucune explication n'est donnée pour rassurer les travailleurs et les entreprises engagées dans la réalisation des programmes, ce qui a, poursuit-il encore, ouvert la voie à toute sorte de spéculation.

Notre interlocuteur a mis en exergue toute la nécessité de «dévoiler» l'objectif de cette restructuration, même si, dit-il, la majorité des gestionnaires de ces EPLF n'ont pas osé faire dans la panique en divulguant les risques encourus pour rassurer leurs clientèles, les travailleurs et les entreprises réalisatrices, en attendant les suites réservées à leur sort. La solution d'après ce responsable est claire. Il préconise de garder les EPLF dans leur statut de SPA et rattachées à un seul holding sous tutelle du ministère de l'Habitat, d'unifier les procédures de gestion, de leur accorder l'accès aux terrains domaniaux et communaux urbanisés et de les laisser travailler avec leur expérience dans l'acte de bâtir tout en les contrôlant par les commissaires aux comptes.

Ceci étant, il semblerait, selon des sources proches du dossier, que la décision de dissoudre ces entreprises est mue par le fait que certaines d'entre elles échappent partiellement au contrôle de l'Etat. Des enquêtes des services de sécurité seraient même en cours concernant plusieurs EPLF et dont des centaines de logements et de locaux commerciaux auraient été «attribués» dans des conditions douteuses.

dimanche 24 août 2008

Parue au J.O N°44 du 03/08/2008 ...
Loi N° 08-15 du 20/07/2008 fixant les regles de mise en conformité des constructions et leur achèvement

samedi 23 août 2008

vendredi 22 août 2008


Ouvriers sans couverture sociale pour de fausses entreprises
Le monde secret de la sous-traitance
21 Août 2008 Midi libre

A Draria, les chantiers sont nombreux. La commune grandit à vue d’œil. Une grande foule y vit et y travaille. il y a des centaines d’ouvriers. Parmi eux, des Subsahariens et autres Marocains qui, eux, se débrouillent dans tous les domaines.

Ils font le même travail, mais ils sont habillés différemment. Hocine, en jeans et tee-shirt, s’affaire à déplacer lentement sa brouette. On dira qu’il transporte quelque chose. Il s’occupe de la préparation du béton, il partage, paraît-il, la même tâche avec Saïd, qui, lui est là, juste pour gagner de l’argent, comme d’ailleurs la plupart des ouvriers. Il est étudiant. Il en a besoin, assure-t-il, pour la rentrée universitaire. «Les étudiants, qui travaillent dans le secteur du bâtiment sont nombreux.

A Draria, il y en a beaucoup comme Saïd», témoigne Ami Rabah, la cinquantaine, père de cinq enfants, dont l’aîné est coffreur avec lui. Lui emboîtant le pas, Hocine va plus loin en soutenant qu’«il y a même un ex-enseignant». Et de préciser : «D’ailleurs, il se débrouille bien en maçonnerie. Il s’en sort également bien même dans le coffrage». Sur les lieux, il y a des grues, des bétonnières et des camions-remorques, circulant dans tous les sens. Hocine, un jeune entrepreneur qui gère deux chantiers et une vingtaine d’ouvriers dit être en sous-effectif. A Draria, les chantiers sont nombreux.
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La commune grandit à vue d’œil. Une grande foule y vit et y travaille. A midi comme durant les soirées, tous les restaurants et les fast-foods sont pleins à craquer. En plus des amateurs de grillades, spécialité des restaurants du coin, il y a des centaines d’ouvriers, qui viennent sur les lieux généralement de l’intérieur du pays, mais il y a aussi des Subsahariens et autres Marocains, qui, eux, se débrouillent dans tous les domaines. Mais, ils sont souvent de passage. «Rares sont ceux qui travaillent plus de deux mois», relève Hocine, qui compte parmi ses ouvriers un groupe de Maliens, un Nigérien et Marocain. Ces derniers «sont très demandés pour les travaux de décoration», nous expliquera-t-il. La majorité d’entre eux préfèrent travailler à leur compte. Ils s’occupent généralement des travaux à la tâche. A Draria et au niveau des autres localités visitées, les Marocains ont le monopole de la décoration, la peinture et des travaux d’enduits.
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Maçon malgré lui Les maçons sont, de plus en plus, demandés au niveau des chantiers. Tous les entrepreneurs rencontrés se plaignent du manque de main-d’œuvre qualifiée. D’ailleurs, il suffit de savoir manier une cuillère à béton pour se retrouver en train de monter des briques . Diouf, un Malien étudiant en médecine, Cheikh, diplômé en droit, enseignants durant trois ans, avant de se lancer dans la maçonnerie, comme la majorité des ouvriers dans les chantiers de Hocine et qui d’ailleurs viennent chaque matin «la démission en poche».
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Le travail dans le bâtiment, dit Amar, doit être correctement payé et assuré. Payé à raison de 500 à 700 dinars par jour, le travail du bâtiment est également plein de risques. «Ils sont rares les entrepreneurs qui déclarent aux assurances leurs employés, alors que les accidents de travail se produisent souvent», nous a fait savoir Rachid, ferrailleur qualifié, soulignant que cette situation est due à l’état de leurs employeurs, qui exercent dans l’illégalité.
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Il arrive souvent que les ouvriers ne soient même pas payés. Certains ont du mal à récupérer leurs dus. «C’est l’anarchie totale», s’exclame le ferrailleur. Lui emboitant le pas, ami Rabah, «c’est l’absence d’assurance et de prise en charge, qui chassent les gens des travaux de bâtiment», assure-t-il. L’absence de couverture sociale est dans la majorité des cas un élément fondamental, qui pousse les jeunes chômeurs à fuir le secteur du bâtiment. «Des centaines de personnes employées dans des chantiers ne sont pas déclarées à la Sécurité sociale», souligne Ahmed de l’inspection du travail. Pour lui, cette situation constitue une infraction à la loi du travail, d’autant plus que le secteur du bâtiment enregistre annuellement beaucoup d’accidents de travail.
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Quant aux entrepreneurs, certains soulignent que la couverture sociale de tous leurs ouvriers revient très cher, alors que d’autres ne disposent pas de registre de commerce, leur permettant de déclarer leurs ouvriers aux assurances. Commentant cette situation, Cheikh assure, pour sa part, que «ce sont les rudes conditions de travail et l’absence de droits socioprofessionnels qui fait fuirles gens des chantiers. Ce n’est pas aussi ambigu pour comprendre pourquoi les jeunes préfèrent les autres secteurs que celui du bâtiment», lâche-t-il.

Par : Kamel Lakhdar chaouche

jeudi 21 août 2008

Nos villes sont hideuses
par El Yazid Dib Le quotidien d'Oran

Les ruelles ont remplacé les boulevards. Le carrelage supplante le pavé. La bordure du trottoir n'est plus en pierre taillée. L'agencement des rues ne répond plus aux besoins de beauté et d'esthétique urbaine. Nos villes sont-elles cependant si hideuses ? Faites le tour. La libération du foncier vers les années quatre-vingt se targuait d'être une panacée devant l'inertie qui greffait la marche du développement. L'on ne savait pas à cette époque, ce qu'allait advenir les immenses espaces dégagés dans un cadre appelé les réserves foncières. Prises sur les terres arables, ces étendues formeraient l'assiette de base à de futures agglomérations, qui, en fin de compte, ne ressemblent ni à des villes, ni à des villages. Un conglomérat d'habitations individuelles. Les mairies faisaient alors des tirages au sort pour l'octroi de lots de terrain. Il suffisait d'une demande griffonnée à la hâte, d'un certificat dit négatif, et le lot est en poche. Qu'il soit marginal ou dans une poche vide. Commençait alors une guerre terrible en termes d'approvisionnement en matériaux de construction. Les cartes de client sont apparues comme une voie exclusive d'accès à cette denrée rare. Le marché noir allait prendre une ampleur jamais contenue et qui se perpétue autant que se perpétue à ce jour la recherche d'un lot à construire.

L'Etat vendait le fil d'attache, la gaine et le grain de riz. Il le faisait par l'intermédiaire de sociétés érigées, pour réguler la forte demande. L'intercession, le favoritisme et la corruption grégaire et primitive auprès de ces organismes battaient son plein. Les appellations SNMC, EDIMCO, SNS étaient sur toutes les lèvres. Ces sigles semblaient offrir le paradis terrestre. Il était plus facile en ce temps d'obtenir un visa, qui d'ailleurs n'existait pas, que de pouvoir voir l'un des dirigeants de ces entreprises. Leur rapprochement ou leur amitié constituait la cible privilégiée de la convoitise de tous ceux qui allaient devenir un jour, de gros potentiels propriétaires foncièrement urbains. La gestion du foncier n'arrivait pas à suivre le rythme de la régulation du marché. Le fait d'avoir beaucoup de terrains face à l'insuffisance des produits de construction avait vicieusement créé un déséquilibre inouï. Le lot est là, alors que le produit est ailleurs ou n'existe pas.

En ce jour, c'est le contraire qui se constate. Beaucoup de matériaux, pas de terrains. Malgré cette « faoudha foncière » et à la faveur injustement de celle-ci, la norme la plus élémentaire en instruments d'urbanisme n'était que pur formalisme. L'on faisait signer son plan par la simple apposition d'un cachet, on lui adjoignait un devis estimatif et quantitatif, l'on obtenait son permis de construire, l'on établissait ses cartes de client et c'est tout. Ni les délais de réalisation, ni le plan d'occupation au sol, ni les dégagements ou les traitements de façades ne furent objet à un respect rigoureux ou approximatif encore moins à un contrôle pour forcer légalement ce respect. Cette façon de gérer à la va-vite garde encore des séquelles indélébiles. Un décor brut de briques, de dalles et de parpaings.

Des constructions jamais faites, inachevées ou entamées témoignent toujours de cette ruée vers l'auto-construction incontrôlée, libre et sauvage. Sans le savoir l'on a pu quand même faire naître des monstruosités. A l'exception de quelques grands centres urbains, toutes les cités ne reflètent que des modèles déplorables. Une forte densité, un sentiment impersonnel, un cadre inhospitalier tels sont les principaux traits qui semblent les caractériser. Une non gestion y est vite installée. En plus de cet aspect maussade de l'individuel, l'autre mode de construction en collectif est venu ternir davantage l'image que l'on devait voir en réalité surgir des maquettes exposées et des plans étalés à chaque visite ministérielle ou lors d'inauguration et d'inspection de chantiers. Ces centaines de bâtiments, ces milliers de logements, n'arrivent à faire que le bonheur de leurs initiateurs d'entre walis et promoteurs. Ils n'y habiteront certainement pas.

Ces lots d'appartements formalisés sous divers intitulés du logement rural, social, évolutif, participatif, promotionnel ou combiné l'un à l'autre ne sont que des unités statistiques pour atteindre un objectif numérique. Dépourvus dans leur majorité du souci qualitatif, ils n'offrent pas, peut-être devant la pression accentuée de la demande, une sensation agréable à la vue dehors ou à la vie dedans. L'exception étant toujours de règle, l'on apprend néanmoins qu'à Sétif, Bedoui Noureddine détenteur des droits d'auteurs du LSP aurait exigé que toutes les marches et contre-marches des escaliers collectifs soient en marbre dur et pur. Certes, c'est un bond que l'on dit qualitatif, mais qui reste en deçà des exigences que recommande la vision légitime d'une meilleure vie collective. Un élan soutenu dans l'organisation de la vie sociale. Mais à vrai dire, qui peut être derrière tout ce marasme de mal-vie intra-muros ? L'auto-constructeur, le gouverneur ou le concepteur ? L'ensemble, diront les uns. Le dernier plus que les autres diront les autres. Finalement, l'on s'aperçoit que gérer une ville demeure plus laborieux que de diriger un peuple.

La ville est une idée. Le peuple, un ensemble de besoins. Le satisfaire resterait une question de bons de commande tout simplement. Alors qu'avoir une idée, la bonne, la plus utile, la nécessaire et la moins encombrante ce n'est pas un petit jeu. Dessiner la ville dans son ensemble naturel n'est de surcroît un simple coup de crayon et un va-et-vient rapide d'une gomme. Toute l'atrocité actuelle de nos villes, bourgs et bourgades a, à l'origine, une idée datant dès l'ouverture des transactions foncières. Avec cette affluence vers les lots de terrain qui continue d'ailleurs, les lots marginaux, les quatre façades, les pourvoyeurs du foncier, les dessinateurs et les créateurs de concepts ne pensaient pas arriver un jour, à reproduire des étrangetés inhabitables, ingérables et irrespirables.

La densité fait que les r plus x font étouffer le passant et le résident. Les ruelles ont remplacé les boulevards qui devaient assurer une bonne harmonie architecturale ainsi qu'une fluidité circulatoire. Dans ces béton-villes, la vie n'est perçue qu'au crépuscule. Cités-dortoirs ou villes sans âme. Là, dans ces lotissements, dans ces ZHUN, dans ces coopératives immobilières la vie prend un autre sens. Venir dormir et s'en aller. La vie est ailleurs. Dans la place d'antan. Dans le centre-ville. Il n'y a plus de différence entre une ville, un village et une campagne. Tout se confond. La ville étend sa citadinité jusqu'à mettre en construction autour de son noyau central des habitations ressemblant plus à des villages qu'à des périphéries.

Le village quant à lui, dans son élan expansionniste arrive à défier, sans l'atteindre, la norme citadine qui fait d'une ville une ville. Et là, toutes les nuances sémantiques sont d'actualité : les rutadins, les rurbains et les citaruraux. Des maisons gigantesques différemment construites, distinctement décorées sont là comme preuves de l'ingéniosité des concepteurs de normes d'habitation et de règles de proximité. Autrement dit, chaque maison prise à part peut arborer une certaine recherche dans l'embellissement ou l'ornement. Les loggias, les balcons, les voûtes et les toitures forment un joli tout pour exprimer une touche architecturale particulière. Mais, une fois posée l'une à l'autre, l'ensemble n'arrive pas à dégager un beau quartier. Les rues sont étroites quand l'espace d'en bas n'est pas complètement garagé. Avec des rideaux à lames de fer, du barreaudage et de la hauteur inutile, tout devient vilain et repoussant. Que dire alors de ces couleurs inappropriées ou peintures rabâchées ? De ces jardins de proximité clos et clôturés ? De ces espaces dits verts que seule la terre végétale semble en tenir lieu d'hypothèse verdoyable ? De ces regards et caniveaux qui sont là où l'eau pluviale ne se rassemble jamais ? De ces poteaux électriques qui n'illuminent personne ? De ces innombrables locaux fermés et qui truffent horriblement les deux bords de la chaussée ? Il se passe donc, quelque chose dans la tête de ceux qui assurent la gouvernance et la survie de nos villes et cités. Du moins, ceux qui sont en charge de les penser, les créer.

Mais où sont donc passées ces places et fontaines publiques d'antan ? Seraient-elles remplacées par des toilettes publiques ? Des arrêts spontanés de bus ? Ou des étals de toute-vente ? Pourquoi l'agencement des rues ne répond plus aux besoins de beauté et d'esthétique urbain ? En somme, il apparaît que le progrès urbain peut être le produit d'une fantaisie. Le type d'hébergement ou le mode de vie urbaine, outre qu'il tend à combler un besoin vital et naturel, semble s'astreindre à des options personnelles. La ville est ainsi le résultat de tant d'efforts éparpillés et distanciés par le temps. J'ai cru lire quelque part, que la ville « est un ensemble d'abris habités et de structures qui assument les trois fonctions suivantes : travail, repos et loisir, dans les lieux qui leur ont été impartis, reliés par des réseaux de communication variés, en surface, dans les airs ou en sous-sols ». L'on voit donc que la ville a une fonction et vise un but. « Réussir la vie de ceux qui à la fois la servent sans être asservis par elle et se servent d'elle sans l'asservir ».

Telle devait être la philosophie présidant à la pensée, la création, la gestion et la réhabilitation des ensembles urbains, afin que nos villes ne soient plus hideuses.

mercredi 20 août 2008

Entretien avec M. Djebli, chef du département de maîtrise d’ouvrage à l’OPGI d’Oran
«Nous tablons sur la livraison de 3 000 logements fin 2008»
Le jour d'Algerie 20/08/2008

Les travaux de la réalisation de 5 000 logements affectés à la wilaya d’Oran semblent connaître un bon avancement. Les difficultés rencontrées lors du lancement du projet ont été levées, selon M. Djebli, qui réitère, dans cet entretien, la détermination de l’OPGI d’Oran de réceptionner la totalité du programme au début de l’année en cours.

Le Jour d’algérie : La wilaya d’Oran a bénéficié d’un quota de 5 000 logements socio-locatifs dans le cadre du programme quinquennal. Où en est la réalisation de ce programme ?

M. Djebli : la réalisation du programme connaît un bon progrès. Il est important de signaler que la totalité des projets chapeautés par l’OPGI d’Oran est lancée sur le terrain et que les chantiers sont grands ouverts pour achever les travaux dans les délais décidés, c’est-à-dire fin 2009. Pour nous, la date butoir pour livrer tout le programme est fixée au premier trimestre 2009. Il faut préciser également que le lancement des travaux de la réalisation des logements, inscrits tous dans le cadre du programme quinquennal fin 2004, a eu lieu depuis 2005. Le programme est réparti sur 26 sites de façon équitable dans la mesure où l’ensemble des communes et des daïras de la wilaya ont bénéficié d’un quota de ce programme.

Y a-t-il eu achèvement d’une partie de ce programme ou tout est encore en chantier ?

Non, non, la réalisation d’une partie du programme a été complètement achevée. A la fin 2007, nous avons enregistré plus de 1 000 logements complètement achevés, notamment dans la commune d’Oran, de Dar Beldjir, de Tafraoui, à Sénia et autres. Le plus gros du programme est inscrit dans la daïra de Beldjir qui a reçu, en plus de son programme, celui de la commune d’Oran où nous avons enregistré une insuffisance dans les assiettes foncières. Nous avons dû faire le transfert du quota vers une autre daïra. Le reste du programme est en cours de réalisation et le taux d’avancement des travaux est globalement appréciable.

La distribution des logements achevés est prévue pour quand ?

Tous les logements sont réalisés et achevés totalement, c’est-à-dire que même les travaux de viabilisation et d’aménagement des sites ont été finalisé et ratifiés à la wilaya. Il y a lieu maintenant de mettre en place les commissions au niveau des daïras et des communes pour étudier les dossiers et commencer l’attribution des logements. Notre mission à nous s’arrête à la réalisation des logements.

Combien d’entreprises ont été mobilisées pour la réalisation de ce programme ?

Il y a actuellement 108 entreprises sur les chantiers, de différents calibres, entre PME et groupements d’entreprises, dont 5 entreprises étrangères chinoises et turques. 46 autres entreprises ont quitté les chantiers après avoir achevé leur travail.
Quelle est votre appréciation de la prestation des PME algériennes dans le domaine de la construction, surtout que c’est peut-être la première expérience pour beaucoup d’entre elles ?
Elles s’en sortent bien. Elles ont quelques difficultés mais elles arrivent quand même à les dépasser.

Peuvent-elles relever le défi et remet-tre les projets dans les délais fixés ?

Avec un plus d’efforts et beaucoup plus d’organisation, ces entreprises peuvent honorer leurs engagements et faire un travail à la hauteur de la confiance que nous avons placée en elles. Ce sont des entreprises qui travaillent et qui font l’effort d’avancer, même si ce n’est parfois pas très facile. C’est une bonne expérience pour beaucoup d’entre elles.

Quelle est la cadence de travail ?

Les sociétés algériennes travaillent entre 10 à 12 heures par jour ; ce sont des journées rallongées, ce qui permet aux entreprises de travailler jusqu’à des heures tardives. Les entreprises étrangères travaillent, quant à elle, selon le mode du trois fois huit. Il ne faut pas perdre de vue que c’est l’année la plus chargée, dans la mesure où le plus gros du programme sera réalisé et réceptionné fin 2008.
Nous, à l’OPGI d’Oran, nous tablons sur la livraison de 3 000 logements avant la fin de l’année en cours, puisque dans nos prévisions, nous avons décidé d’atteindre quelque 3 590 logements, ce qui veut dire que nous allons dépasser 70% du programme confié à la wilaya.

L’année en cours a été marquée par la pénurie et la cherté des matériaux de construction. Cette situation a-t-elle eu un impact sur la cadence de la réalisation du programme ?

La wilaya d’Oran, à l’instar des autres wilayas du pays, a vécu et connu ces difficultés, notamment celle relatives à la pénurie des matériaux de construction. Nous avons eu un grand problème en matière de fer à béton seulement. Les autres matériaux comme le ciment, le sable, le gravier, ont été disponibles et nous n’avons pas enregistré un grand manque.
Il y a eu des conséquences, bien évidemment, sur le rythme de la réalisation. Heureusement qu’elle n’a pas touché tout le programme, mais une partie seulement. Cette situation difficile a été enregistrée vers la fin de l’année 2007.

Les entreprises chargées de réaliser le programme dans la wilaya d’Oran, malgré les problèmes connus, n’ont pas cessé leur activité.
Nous n’avons pas enregistré un arrêt de chantiers, il y a eu un ralentissement dans les travaux qui a duré à peine deux mois mais pas un arrêt total.
Maintenant, on est en train d’essayer de rattraper ce léger retard en apportant de petites modifications dans le planning de réalisation. Nous optons actuellement pour un rythme de travail qui avance en fonction de tâches journalières que l’entreprise doit exécuter et respecter surtout.

Quelles sont les autres difficultés qui ont été à l’origine du retard accusé dans la réalisation de ce programme ?

Beaucoup de difficultés abordées ont été traitées dans le cadre des nouvelles dispositions prises dans le code des marchés publics. Nous avons rencontré des problèmes dus essentiellement à la caution de soumission, notamment dans le cas où l’entreprise soumissionne pour plusieurs marchés en même temps.
Nous avons également soulevé le problème de la caution de bonne exécution dans la mesure où l’entreprise devait payer cette caution au dépôt de la première situation. Ce sont des problèmes d’ordre financier qui sont devenus une charge lourde à supporter par les entreprises. Heureusement qu’il y a eu amendement du code qui a pris en charge toutes ces préoccupations.

Comment avez-vous résolu le problème du foncier pour lancer le programme ?

A vrai dire, ce problème ne s’est pas posé au niveau de notre wilaya. Les assiettes foncières ont été mobilisées dès la première semaine de l’annonce du programme.

Beaucoup de bureaux d’études et d’entreprises de réalisation se sont plaints du manque de dialogue avec les OPGI. Pourquoi et quels sont les problèmes qu’ils posent ?

Il a été question d’être à l’écoute de ces derniers et de les accompagner dans le règlement de leurs problèmes sur le terrain. A notre niveau, je précise et je rassure que c’est l’une de nos plus anciennes traditions. Nos portes ont toujours été ouvertes à tous les opérateurs. Nous les recevons, nous les écoutons et nous les aidons à dépasser toutes les difficultés qu’ils peuvent rencontrer dans l’exécution des projets. Nous n’avons pas besoin d’attendre des instructions dans ce sens.

Nous avons des séances de travail quotidiennes avec les entreprises et les bureaux d’études au niveau du bureau et même sur les chantiers. A mon avis, le seul problème qui se pose, c’est la communication sur des demandes tout à fait légitimes. En général, les entreprises demandent à discuter des problèmes techniques sur les chantiers, des problèmes de finances, d’endettement, ou même de la situation des travaux. A notre niveau, la demande est traitée et la réponse est fournie le jour même, qu’elle soit positive ou négative.

Quelle a été l’enveloppe dégagée pour la réalisation de la totalité du programme ?

Je peux vous donner le coût de revient d’un logement qui est, en moyenne, de 170 millions de centimes. L’enveloppe financière sera arrêtée à la fin du programme et toute demande de rallonge sera satisfaite, car nous n’avons pas de problème de finances.

Le problème du vieux bâti est cruellement posé à Oran. Quelle est la situation actuelle ?

La seule information que je peux vous communiquer est celle du relogement des familles qui habitaient dans des immeubles menaçant ruine. La wilaya d’Oran a initié une première opération où ont été relogées 815 familles.
Ces familles occupaient des habitations vétustes réparties dans sept secteurs de la wilaya. Ces familles occupent actuellement des logements neufs réalisés dans le cadre du programme de un million de logements.
Cette opération a permis d’évacuer 101 immeubles qui ont fait l’objet d’examen de commissions techniques et déclarés dangereux et non habitables. Ces immeubles vont être carrément rasés pour pouvoir récupérer les assiettes foncières qui sont, je précise, de grande valeur, puisque situées au centre d’Oran.

Quelle sera leur destination ?

Il y a une étude engagée pour justement décider des projets que ces assiettes vont accueillir. Il y a un besoin d’équipements, de logements, d’espaces verts, et même de parkings.

Le programme de 5 000 logements va-t-il régler définitivement le problème du logement à Oran ?

Ce programme va permettre d’absorber, pour le moment, le déficit enregistré en matière de logements dans la wilaya d’Oran. La demande en la matière a été, au début des années 1990, à 50 000 logements. Plusieurs formules ont été initiées pour permettre à beaucoup de citoyens d’acquérir un logement, mais le déficit est toujours là.

Nouria Bourihane

mardi 19 août 2008

Après la décision d’importer un million de tonnes de ciment
Que se passe-t-il dans le secteur ?

Le jour d'Algerie 19/08/2008

La dernière décision prise par les sociétés de gestion et de participation (SGP) concernant l’importation de ciment pour faire face aux besoins exprimés sur le marché national en la matière afin de parachever la réalisation des différents projets inscrits dans le cadre des programmes quinquennaux suscite de multiples interrogations.

Cette décision, outre son objectif apparent et plausible, donne matière à réfléchir sur la situation de la production du ciment en Algérie et les perspectives de cette filière, qui ne semble pas être en mesure de relever les défis de l’heure. Il semblerait, de ce fait, urgent de s’arrêter pour faire le point sur les décisions prises par le passé concernant la production du ciment, mais surtout établir un constat sérieux capable de détecter les lacunes et les problèmes que vit cette filière, dont l’importance n’est plus à démontrer. Ainsi, l’avis d’appel d’offres international lancé la semaine dernière par la Société de gestion et de participation «Industrie des ciments» (SGP-GICA) pour l’importation de un million de tonnes de ciment portland composé n’a pas été bien accueilli par de nombreux professionnels qui continuent de s’interroger sur les réelles motivations ayant poussé le recours à l’importation du ciment au moment où le secteur continue de faire face à de nombreuses difficultés qui le mette dans une situation de stagnation totale.

L’Algérie a recouru, il y cinq ou six ans, à l’importation de la même quantité de ciment au moment où une crise s’est installée avec des pénuries en la matière. Cela s’est passé au lendemain du lancement des programmes ayant été marqué par un véritable «boom» enregistré dans le domaine de la construction. Le lancement d’un autre appel d’offres, c’est-à-dire la réédition de la même opération en un laps de temps, donnera impérativement lieu à s’interroger sur l’issue de cette décision et le sort de ces importantes quantités que les autorités compétentes devraient importer. Cette décision renseigne également sur la situation très critique du secteur du ciment en Algérie qui se trouve dans une situation d’impasse en l’absence d’une prise en charge réelle et efficace des nombreuses préoccupations exprimées.

L’opération d’importation de ciment va mobiliser, au minimum, entre 100 et 120 millions de dollars. Une grande somme qui vaut un investissement à long terme, à travers l’équipement et l’extension d’une cimenterie nationale. Les problèmes de faisabilité et de timing sont crucialement posés. L’importation des premières quantités de ciment ne peut intervenir qu’à la fin de l’année en cours, c’est-à-dire après avoir finalisé toutes les procédures de l’appel d’offres. Dans ce cas de figure, le ciment arrivera sur le sol algérien en période d’hiver où la demande enregistre habituellement une baisse considérable.

La question qui mérite d’être posé : y a-t-il une connaissance réelle du marché du ciment en Algérie avec une maîtrise des données sur les besoins et les quantités utilisées ? La réponse à cette question devra expliquer le motif qui réside derrière les quantités énormes qu’on décide à chaque fois d’importer mais aussi donnera une idée précise sur la situation de la production nationale. Les professionnels estiment que les cimenteries algériennes ont la capacité de faire face à l’importance de la demande. Il est question, dans ce cas de figure, de produire entre 50 à 100 mille tonnes supplémentaires par mois au niveau de chaque cimenterie. Un objectif facile à atteindre sous réserve de mesures simples mises en œuvre pour la relance des unités de production de ciment en Algérie.

Toujours dans ce contexte, il y a lieu de relever, entre autres, la convention signée entre la BEA et la GICA pour le financement de l’extension de trois cimenteries, à savoir celles de Béni Saf et de Chlef pour augmenter leur capacité de production de deux millions de tonnes chacune, ainsi que celle de Sétif où il a été décidé de relever sa capacité de million de tonnes annuellement. Ces mesures ne peuvent avoir d’impact sur le marché algérien qu’à l’horizon 2011 à 2012, ce qui laisse entier le problème de l’approvisionnement de cette matière au niveau du territoire national. L’autre élément concerne l’implantation des cimenteries installées essentiellement dans l’ouest du pays. Ces dernières disposent d’une capacité de production de 14 millions de tonnes d’ici 2012, ce qui n’est pas impossible à réaliser dans la mesure où toutes les cimenteries possèdent de grandes capacités de production à moins d’apporter les améliorations nécessaires.

Pour de nombreux professionnels, la décision d’importation de ciment met à nu la politique de production nationale et démontre l’inexistence d’une gestion stratégique du secteur. Cette manière d’agir ne peut pas régler le problème du ciment en Algérie mais va aggraver la crise dans le secteur. Il y a lieu de mettre en œuvre le schéma directeur industriel portant les nécessaires mesures pour relever et réhabiliter le secteur. Ainsi, l’augmentation des capacités de production des cimenteries devra passer par la réhabilitation des équipements.

Les professionnels déplorent la non-application de la politique de mise à jour. Ceci d’autant plus qu’au niveau de l’environnement international du ciment, évoluent des cimenteries dotées de dernières technologies et qui ont une parfaite connaissance du marché algérien.
Par Nouria B

lundi 18 août 2008

El-Mohgoun : à quand les VRD de la cité 162 logements CNL ?

Aug 18,2008 00:00 Par : H.Saaïdia
Quotidien d'Oran

La cité des 162 logements CNL, à El-Mohgoun, est-elle condamnée à vivre éternellement dans l'oubli ? Ni voirie, ni réseau d'assainissement, ni gaz, ni éclairage public, cette agglomération âgée de onze ans n'est même pas digne du pseudonyme «cité-dortoir». Le paysage de cette cité habitée depuis 1997 demeure depuis inchangé, malgré les appels persistants de ses habitants. La privation de cet ensemble urbain, si l'on peut appeler ce lotissement ainsi, des commodités domestiques les plus élémentaires contraste fortement avec la richesse de la daïra dont il relève, Arzew. Paradoxe que les résidents de la cité disent ne pas comprendre, dans une lettre ouverte envoyée au président de la République et dont une copie a été remise à notre rédaction.

Ces «tares» sont d'autant moins justifiables, déplorent encore les habitants, que leur cité est située à un jet de pierre des lignes d'électricité et des conduites de gaz. Leur déboire et leur sentiment de frustration sont accentués par le fait qu'à quelques encablures de chez eux, des cités du même programme CNL comme celles d'Arzew et de «Gourine» à Hassi Mefsoukh disposent, elles, de VRD (voirie et réseaux divers).

Autre anomalie relevée par les habitants du quartier: «le lotissement des 471 logements, situé sur le même périmètre, a été raccordé au réseau de gaz et à celui d'éclairage public, mais notre cité a été, étrangement, écartée du programme». Ils font référence au projet communal de développement, exécuté en 2007, concernant le déplacement de la ligne de moyenne tension qui traversait le lotissement des 471 logements de la commune d'El-Mohgoun et pour laquelle la commune d'Arzew avait consacré une enveloppe de 5 millions de DA. Pourtant, ce projet, insistent-ils, auquel la Sonelgaz avait participé financièrement à hauteur de 35%, intégrait primitivement la cité des 162 logements.

mardi 12 août 2008

Noureddine Moussa en Iran

12/08/2008

Le Ministre de l'habitat et de l'Urbanisme, Noureddine Moussa, fait partie de la délégation qui accompagne le Président de la république, Abdelaziz Bouteflika, dans sa visite officielle en république islamique d'Iran les 11 et 12 Août 2008.

lundi 11 août 2008


Noureddine MOUSSA, Ministre de l'Habitat et de l'Urbanisme



Homogénéisation des prix de construction de logements
Bouteflika estime que la requête chinoise est recevable
El Watan par Nadia Bouaricha



Le président de la République a plaidé, hier lors de sa visite d’inspection dans la wilaya de Blida, pour l’alignement de toutes les entreprises de construction sur les mêmes règles de commercialité.

Inaugurant une cité de 865 Logements, en formule location-vente AADL, réalisée par l’entreprise égyptienne Arab Contractors, le président Bouteflika s’est prononcé pour la demande des entreprises chinoises en faveur de l’application des mêmes prix que les autres entreprises étrangères de construction.



Faisant remarquer que le coût appliqué par les entreprises chinoises est plus bas que celui appliqué par les autres entreprises étrangères impliquées dans le programme de construction des logements AADL, le président Bouteflika explique que « les contrats avec ces entreprises ont été précédés de négociations politiques avec les autorités chinoises, qui ont accepté d’appliquer des prix inférieurs par rapport aux autres. Mais aujourd’hui, les entreprises chinoises demandent un alignement des prix avec les entreprises étrangères ».


Le chef de l’Etat a estimé qu’il est aujourd’hui possible de trouver un prix médian qui puisse concilier qualité et prix du logement. Abdelaziz Bouteflika a interrogé son ministre de l’Habitat sur la qualité des logements construits, lui demandant en outre quelles étaient les entreprises parmi les turques, égyptiennes, chinoises et algériennes, qui appliquaient le meilleur rapport qualité-prix. Noureddine Moussa a répondu : « Au début on a eu des problèmes avec l’entreprise égyptienne, mais les 865 logements de Soumaa ont été bien faits. Les réalisations, durant les premières années du programme, sont de meilleure qualité. »



A signaler que la cité des 865 Logements, dont les travaux ont été lancés en septembre 2005 et qui a été livrée en février 2008, a englouti 1,8 milliard de dinars, à raison de 30 000 DA le mètre carré.




L’autre station blidéenne du Président a été la pose de la première pierre du nouveau pôle universitaire d’El Affroun, qui comprendra quatre instituts d’une capacité d’accueil de 27 000 places pédagogiques.


Conférence africaine sur l’habitat et le développement urbain : L’Algérie réélue à la vice-présidence à Abuja
30-07-2008 à 21:16 EL MOUDJAHID

L'Algérie a été réélue vice-président du bureau de la Conférence ministérielle africaine sur l'habitat et le développement urbain dont la présidence est revenue au Nigeria, à l'issue de la 2e session de cette conférence dont les travaux ont été achevés hier à Abuja (Nigeria). Après évaluation des progrès réalisés par les pays membres depuis la tenue de sa première session à Durban (Afrique du Sud) en 2005, la Conférence a recommandé la mise en place de politiques adaptées au contexte de chaque pays et de chaque région, a indiqué un communiqué du ministère de l'Habitat et de l'Urbanisme.


Il a surtout été question de la "nécessité de relever les défis en matière de financement et de ressources pour le logement et le développement urbain ainsi que les dispositions institutionnelles pour consolider la Conférence". Les participants à la Conférence ont mis en garde contre "les dangers que représentent les constructions précaires, appelées bidonvilles, sur les populations et sur la stabilité sociale". La Conférence a mis en relief "les progrès réalisés dans ces domaines et les démarches adoptées pour l'éradication progressive mais totale, à moyen terme, du phénomène des bidonvilles, considéré en Algérie, comme un véritable fléau social", selon la même source.





CONSEIL DES MINISTRES DU 23 JUILLET 2008


Il ressort de cette communication notamment ce qui suit :
Premièrement : S'agissant de l'exécution du programme quinquennal de logements qui totalise désormais plus de 1.400.000 unités (y compris tous les programmes complémentaires), la situation se présente comme suit :


A. Total des logements réalisés entre le 1er janvier 2004 et le 30 juin 2008 : plus de 700.000 unités.


B. Total des logements lancés en chantier depuis le 1er janvier 2005 : 1.055.000 unités (dont 583.000 réceptionnés).


C. Total des logements en instances de lancement : 342.000 unités. Beaucoup de ces logements ont été inscrits en 2006 et 2007 au titre des programmes complémentaires. En outre, le non-lancement de ces logements est également le fait du manque d'assiettes foncières ainsi que de la saturation de l'outil de réalisation.


Deuxièmement : S'agissant de la résorption de l'habitat précaire, conformément aux directives de Monsieur le Président de la République, le bilan est le suivant :


A. Au niveau national, hors wilaya d'Alger, il a été procédé à l'inscription de plus de 164.000 logements sociaux locatifs (dont 70.000 ont été notifiés cette années seulement). La prise en charge de ce total se présente comme suit : 16.800 unités ont déjà été lancées en réalisation, alors que plus de 73.000 logements sont en phase de préparation du lancement (élaboration des cahiers des charges, présélection des entreprises de réalisation ou approbation des marchés). Par contre, près de 4.000 unités demeurent en instance de choix d'assiettes foncières devant les accueillir.


B. Pour la wilaya d'Alger, il a été retenu, cette année, la réalisation de 30.000 logements sociaux locatifs. Les assiettes foncières requises ont déjà été arrêtées pour 25.000 unités et les marchés y afférent ont été finalisés avec des entreprises de réalisation.L'identification des terrains se poursuit pour accueillir les 5.000 logements restants sur ce programme.


Troisièmement : En matière d'urbanisme, les constats sont les suivants :


A. En ce qui concerne les Plan Directeurs d'Aménagement Urbain (PDAU) qui existent déjà au niveau de l'ensemble des communes du pays, 907 communes ont engagé leur révision, en vue d'étendre leurs périmètres d'urbanisation et les adapter ainsi à l'évolution des besoins,


B. En ce qui concerne les Plans d'Occupation des Sols (POS), sur les 12.000 requis à travers le pays, seuls 4.400 environ ont été achevés par les communes soit, 28%. Des mesures sont en cours d'élaboration au niveau national, pour appuyer la finalisation de cette opération par les communes qui en sont responsables.


C. En matière d'amélioration urbaine, les directives fermes émises par le Chef de l'Etat, à l'occasion de ses visites de travail sur le terrain, ont conduit durant la période 2005 à 2008 à l'inscription de 300 milliards de dinars pour la correction des lacunes constatées au niveau de près de 7.500 sites. Environ 200 milliards de dinars sont destinés à la résorption des déficits en matière de voiries et réseaux divers.



Cependant, la réalisation de ce programme n'évolue pas au rythme attendu, du fait du déficit, en moyens et encadrements requis.A l'issue du débat sur ce dossier, le Président Abdelaziz Bouteflika a enregistré avec satisfaction l'évolution dans la réalisation du programme quinquennal de logements, initialement fixés à 1 million d'unités et qui a été, graduellement, porté à plus de 1.400.000 logements de modèles divers.


Le Chef de l'Etat a invité le secteur concerné et l'ensemble du gouvernement à accélérer le lancement et l'achèvement de la partie restante de ce programme, en veillant à réunir les conditions requises, par la libération des assiettes foncières, la mobilisation des entreprises nationales et étrangères de réalisation, et la levée de toutes les entraves procédurales.



Dans le même temps, le Chef de l'Etat a décidé de relever de 500.000 DA à 700.000 DA, le montant de l'aide de l'Etat accordée aux citoyens éligibles au logement social participatif et à l'habitat rural, ainsi que le seuil maximal des revenus mensuels des ménages éligibles à ces aides publiques de 60.000 DA à 72.000 DA.


Le Président de la République a également instruit le gouvernement de mettre en place, avec la participation des banques, les mécanismes à même de renforcer la participation des citoyens ayant un revenu à la satisfaction de leur besoin de logement, en soulignant : « le logement social locatif devra être, à l'avenir, de plus en plus réservé aux seuls citoyens qui sont dans une incapacité avérée de se loger par leurs propres moyens. A ce titre, nous devons faciliter l'accès à la propriété des logements en location-vente financés par l'Etat pour les citoyens souhaitant payer cash à condition que la propriété soit incessible pendant une période définie. »


En outre, et tout en chargeant le gouvernement de mettre au point le programme de construction de logements pour les cinq prochaines années, le Chef de l'Etat a évoqué les résultats préliminaires du dernier recensement de la population et de l'habitat, en soulignant : « nous devons œuvrer encore à la satisfaction des besoins des citoyens en logements, tout en veillant cependant à éviter une concentration insupportable de la population dans les villes et agglomérations au détriment des campagnes.



Les chiffres du dernier recensement sont préoccupants à ce sujet, et nous invitent à accorder une importance accrue à l'habitat rural, en l'accompagnant de la création d'activités et de revenus à travers les campagnes. Dans le même temps, nous devons veiller à la transparence, en évitant que cette aide publique ne serve à des spéculations au profit de certains. »


«Partant, le gouvernement est chargé de soumettre les instruments requis, y compris législatifs et incitatifs, pour mettre un terme à la subsistance d'un important parc d'habitations inoccupées, alors que le déficit national de logements demeure sensible.Cette situation devra être redressée, notamment en ce qui concerne les logements inoccupés acquis ou loués auprès de l'Etat, ou réalisés avec un soutien public », a poursuivi le Président de la République.


En outre, le Président Abdelaziz Bouteflika, a chargé le gouvernement d'accélérer la mise à jour des instruments d'urbanisme, tout en soulignant la responsabilité des collectivités locales qui devront assumer pleinement leur devoir en la matière.Le Chef de l'Etat a enfin instruit le gouvernement de rattraper rapidement les retards relevés en matière d'amélioration du cadre urbain, déclarant que « les crédits nécessaires ayant été mobilisés, aucune excuse ne sera désormais tolérable. Il appartient aux administrations centrales et locales d'assumer leurs responsabilités et de faire preuve d'un esprit d'initiative pour résoudre cette question. »


Le Conseil des ministres a également entendu une communication sur les marchés de gré à gré simples, conclus pour la réalisation de 25.000 logements sociaux locatifs, destinés à la résorption de l'habitat précaire au niveau de la wilaya d'Alger.


A l'occasion de l'examen de ce point lié à l'habitat précaire (et notamment des bidonvilles), le Président de la République a ordonné au gouvernement ce qui suit :


- accélérer l'éradication des bidonvilles par la réalisation rapide des logements devant accueillir leurs occupants ;- veiller, y compris par le recours à la force publique, à prévenir toute spéculation ou reconstitution de ces bidonvilles ; - réserver les terrains récupérés après destruction des bidonvilles, soit aux espaces verts, soit aux utilités publiques uniquement (éducation ou santé).

EL WATAN 17/07/2008
Par : Hocine Lamriben
Noureddine Moussa : « Je ne tolère aucun laxisme »

Le ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme, Noureddine Moussa, n’a pas été tendre avec les directeurs des Offices de promotion et de gestion immobilière (OPGI) et ceux du logement et des équipements publics (DLEP).

Réunissant ces derniers, hier, au siège de son ministère, pour faire le point sur les réalisations de son secteur au premier semestre 2008, M. Moussa a vertement stigmatisé le comportement d’une poignée de ses « lieutenants » en les accusant tout bonnement d’être « des pachas ». « Certains responsables se comportent comme des pachas », a-t-il dénoncé devant ses « invités » qui se cherchaient des yeux, ne s’attendant pas à pareille offensive. Le ministre en avait, semble-t-il, gros sur le cœur. « Il subsiste encore des responsables qui continuent à ignorer les bureaux d’études et les entrepreneurs. Cette problématique tend à devenir intolérable.



Des entrepreneurs m’ont affirmé que des responsables au niveau des OPGI et de DLEP refusent de les recevoir et de les écouter », a-t-il fulminé. Le ministre n’est pas resté au stade de l’accusation en affirmant sa conviction personnelle de « nettoyer ses écuries semblables à celle d’Augias ». « De toute façon, je ferai en sorte que ce genre de comportements cessent », a-t-il renchéri. Selon lui, rien ne peut se faire sans « une écoute efficace » des doléances des entreprises en charge d’exécuter les programmes de construction de logements. Noureddine Moussa exhortera les responsables des OPGI et DLEP à se réunir avec les bureaux d’études et les entreprises au moins une fois tous les 10 jours afin de lever les contraintes qui subsistent.


« Nous sommes dans un période décisive qui ne supporte aucun laxisme », a-t-il affirmé, sentencieux. Le représentant du gouvernement a, par ailleurs, rappelé les mesures initiées par le gouvernement dans le secteur de l’habitat. Il s’agit, entre autres, de la conclusion de marchés avec des clauses de fluctuation des prix et l’institution, au niveau de son département, de clauses afin de traiter les marchés à des prix fermes et non révisables.



Il a également cité d’autres actions, notamment l’exonération de l’IRG pour les promoteurs immobiliers qui s’engagent à réaliser leurs projets au prix de 30 000 DA le mètre carré, dans les délais prescrits, ainsi que l’augmentation du seuil de participation à la formule LSP à 72 000 DA.


M. Moussa n’a pas omis d’exhorter les présents à cette réunion à mettre les bouchées doubles afin de livrer les programmes de logements locatifs et autres logements sociaux-participatifs, dont le taux de réalisation dépasse 30%, avant la fin de 2008, à réactualiser les listes de bénéficiaires de la formule LSP de manière « rapide et permanente » et à remplacer les postulants ne répondant pas aux conditions d’éligibilité.



Sur un autre chapitre, le premier responsable en charge du secteur de l’habitat a annoncé que le gouvernement a donné son accord pour le lancement d’un programme complémentaire portant réalisation de 45 000 logements, ruraux en insistant sur son lancement imminent.



Evaluation du programme d’habitat : Toutes les contraintes levées
16-07-2008 à 21:08 Akila D.


Le ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme a réuni, hier, les directeurs généraux des OPGI et des DLEP des 48 wilayas dans le cadre d’une rencontre destinée à livrer les derniers chiffres relatifs à l’état de mise en œuvre des programmes de logements au 30 juin 2008.



D’emblée, M. Noureddine Moussa a tenu à souligner les récentes mesures prises par le gouvernement à l’effet de lever les contraintes rencontrées dans la réalisation de cet ambitieux programme devant être livré dans sa totalité à la fin de l’année 2009 pour citer la possibilité de révision des prix dans la conclusion des marchés ce qui permet d’éviter de compromettre le cours des projets et par la même occasion de « garantir le lancement des programmes en instance ». Aussi, cette mesure a-t-elle assuré aux entreprises « de meilleures conditions de travail » relèvera le ministre.



Il a été question, d’autre part, d’exonération des entreprises des charges de l’IRG et de l’IBS en cas de réalisation du logement dans les délais impartis et à prix inférieur à 30 000 dinars le m. Cette disposition ne concerne pas uniquement le logement LSP mais couvre l’ensemble des programmes.



Dans le même contexte, le ministre évoquera le relèvement du seuil éligible au LSP qui passe de 60 000 à 72 000 dinars conséquemment aux récentes augmentations salariales, une mesure censée bénéficier à un plus grand nombre de souscripteurs à ce type de logement mais également a affirmé M. Noureddine Moussa, aux promoteurs qui justifieront d’une aisance financière suffisante pour couvrir leurs projets. Il s’agit, d’autre part, de la majoration de l’aide accordée par la CNL au titre du logement LSP et rural qui passe à 700 000 dinars pour les programmes non lancés avant le mois d’avril 2008.



A propos du quinquennat, le ministre mettra l’accent sur le suivi régulier et rigoureux des programmes et l’accompagnement des promoteurs et des bureaux d’études face à l’approche de l’échéance de livraison.



M. Noureddine Moussa s’est même montré intransigeant en donnant de fermes instructions pour que « cessent de tels comportements de la part de certains responsables d’OPGI » qui continuent « d’ignorer les doléances des promoteurs ». Il dira à ce titre, la nécessité d’ouvrir des canaux de communication avec ces derniers dans l’intérêt du programme sachant a-t-il rappelé que « la conjoncture ne tolère aucun relâchement ». Dans son allocution, le ministre a affirmé qu’un programme additif de 455 000 logements ruraux vient d’être notifié sur demande de certaines wilayas tout en invitant les DLEP à réunir les conditions de lancement de ces logements dans les meilleurs délais.



Dans sa lancée, le ministre invitera les OPGI à actualiser les listes des souscripteurs au logement LSP pour évacuer ceux qui ne répondent pas aux critères d’éligibilité. D’autre part, il insistera sur la nécessité de livrer les logements LPL dont le taux d’avancement dépasse les 30% au 30 juin 2008 avant la fin de l’année.



Le bilan chiffré du quinquennat au 30 juin 2008 présenté par le directeur des programmes au ministère de l’Habitat, M. Boukhari, ressort une consistance globale de 1 433 000 logements y compris les programmes complémentaires. En matière de livraison pour le 1er semestre 2008, 84 042 logements hors programmes auto construction sont concernés. Le programme global des livraisons pour la même période y compris l’auto construction se chiffre à 93 638 unités ce qui porte le total des logements livrés depuis le 1er janvier au 30 juin 2008 à 538 888 unités tous segments confondus.



Le bilan fait état, d’autre part, de 89 734 logements lancées durant le premier semestre de l’année sur une prévision de 119 166 logements soit un objectif atteint de 75%.M Boukhari a affirmé, dans le même registre que 542 075 logements sont en cours de réalisation. L’intervenant précisera que 149 390 logements LSP sont en cours de réalisation dont 44 900 livrés soit 30% du programme. 51 000 logements ruraux ont également été livrés au premier semestre 2008 alors que près de 100 000 autres seront livrés durant le second semestre. Par ailleurs, le montant de la consommation financière pour ce premier semestre a été de l’ordre de 72,65 milliards de dinars dont 44% au titre du LPL.


10/06/2008
La problématique de la gestion immobilière thème d’un séminaire aujourd’hui
Les OPGI ne recouvrent que 40% des loyers
Par :Ali Farès



Placé sous l’égide du président de la République, ce séminaire constitue une suite logique aux ateliers auxquels ont pris part des experts, des gestionnaires de biens immobiliers et des acteurs de la société civile, organisés durant le mois d’octobre 2007.



Affairé à accueillir les délégations étrangères, le ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme, Noureddine Moussa, s’est arrangé pour animer hier une conférence de presse au siège de son département ministériel au sujet de la problématique de la gestion immobilière dont un séminaire international de deux jours se tiendra dès aujourd’hui au Palais des nations du club- des-Pins.



Placé sous l’égide du président de la République, ce séminaire constitue une suite logique aux ateliers auxquels ont pris part des experts, des gestionnaires de biens immobiliers et des acteurs de la société civile, organisés durant le mois d’octobre 2007 et ayant abouti à un certain nombre de recommandations que le ministère de l’Habitat et de l’Urbanisme compte notamment enrichir par les expériences de pays étrangers. On croit savoir la participation à ce séminaire de pays comme la France, l’Allemagne, la Belgique, les Émirats arabes unis, le Qatar, le Liban, la Jordanie, le Yémen, les pays de l’UMA et des organismes, à l’exemple de la Banque islamique.


Les axes principaux autour desquels ce séminaire est organisé sont la législation et la réglementation de la gestion immobilière, son financement, la copropriété et la préservation du patrimoine immobilier. Abordant d’emblée un des volets importants, à savoir la rénovation urbaine, le ministre a insisté sur la volonté de l’État de prendre en charge cette question très sensible, notamment s’agissant d’immeubles menaçant ruine.



C’est dans ce cadre qu’a été inscrit au niveau des grandes villes le diagnostic de nombreux immeubles. À titre d’exemple, la capitale compte quelque 6 000 immeubles en phase de diagnostic sous l’égide de la direction du logement, alors qu’à Oran, ce sont tous les immeubles du centre-ville qui sont concernés. “Pas moins de 300 milliards de dinars, du budget 2007 et 2008, ont été alloués pour la rénovation des villes et villages”, fait remarquer le ministre. Une somme appelée à la hausse.


Cependant, la gestion immobilière bute toujours contre un certain nombre de contraintes et tout particulièrement la copropriété. En Algérie, le parc immobilier total atteint près de 7 millions d’unités. Le parc public géré par les OPGI n’est que de 700 000 unités, soit 12% du total, 8% du parc, soit 533 000 logements sont précaires. “Et c’est parce que nous travaillons d’une manière pragmatique au vu de la spécificité de chaque immeuble, que les choses avancent à un rythme relativement lent.



La problématique est lourde et exige des mécanismes d’incitation”, explique-t-il. Et d’ajouter que “le sujet ne doit pas être traité avec légèreté. Nous sommes de grands généralistes en matière de gestion immobilière, et c’est l’une des raisons qui fait que la tenue de ce séminaire nous sera très certainement d’un grand concours”.


Le ministre a soutenu par la même occasion que la gestion immobilière, une fois le processus finalisé, aura un impact positif sur la création d’emplois, chose qui lui a fait dire que les jeunes devraient s’investir dans ce créneau. Il faut savoir que le nombre d’administrateurs des biens, 345 actuellement, reste en deçà des normes.



Quant aux offices chargés de la gestion des patrimoines immobiliers, Noureddine Moussa a confié que leurs seules ressources provenant des charges incluses dans les loyers sont insuffisantes pour assurer un entretien et une rénovation exigés par une grande partie du parc public. 40% environ des loyers et charges sont recouvrés par ces offices.


À la question de savoir pourquoi l’État continue à buter contre le problème de la gestion des parties communes, bien que les dispositions réglementaires existent depuis 11 ans, le ministre a souligné que le niveau de maturité des citoyens n’est pas atteint pour que ces derniers fassent appel aux services d’un professionnel, l’administrateur des biens. C’est l’une des questions qui sera débattue lors de ce séminaire.



Le ministre a également fait un rappel sur la révision du PDAU d’Alger dont le projet a été confié à un bureau d’études portugais, au même titre d’ailleurs que 801 PDAU que compte le territoire national. De même que l’étude sur la microzonation a été lancée au lendemain du séisme de 2003 où des experts algériens ont travaillé côte à côte avec les spécialistes japonais en matière d’assistance sismique.

10/06/2008
Le Chef du gouvernement a procédé, hier, à l’ouverture officielle du séminaire international sur la gestion immobilière qui se déroule au Palais des nations, Club-des-Pins.

Il était accompagné de Mourad Medelci, Mohamed-Cherif Abbas, Boudjemaâ Haïchour, Rachid Benaïssa, Mustapha Benbada et Abderrachid Boukerzaza, respectivement ministres des Affaires étrangères, des Moudjahidine, de la Communication, des Postes et des Technologies de l’information et de la communication, du ministre délégué au Développement rural, du ministre délégué chargé des PME/PMI et du porte-parole du gouvernement.


Dans son allocution, Abdelaziz Belkhadem a tenu à rappeler aux présents la place importante accordée par l’État aux différents programmes d’habitat depuis 1999. Ainsi, dans le cadre du plan quinquennal (2005-2009), le budget alloué jusque-là atteint 130 000 milliards de centimes, soit pour financer les logements sociaux locatifs, accorder des aides à la propriété, le logement rural ou les opérations de rénovation urbaine. Le programme global du président de la République, estimé à un million et demi d’unités, verra ses deux tiers (un million) réalisés vers la fin 2009.



Parallèlement et dans le cadre de l’éradication de l’habitat précaire, 200 000 logements à caractère locatif public sont inscrits en plus de la réalisation de 70 000 unités par an pour mettre fin à ce fléau. Tout en rappelant que les nouvelles dispositions réglementaires relatives à la conformité des constructions ainsi que les obligations faites désormais aux propriétaires de finir leurs constructions, sont actuellement au niveau de l’APN pour approbation ; le Chef du gouvernement s’est dit convaincu que la tenue de ce séminaire permettra aux spécialistes et experts de sortir avec des solutions à même de rattraper le retard accusé dans le domaine de la gestion immobilière.


Pour sa part, le ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme, qui préside les travaux de ce séminaire, a déclaré que le budget alloué au programme du président de la République dépasse 1 000 milliards de DA, soit l’équivalent de 16 milliards de dollars ajoutés à l’enveloppe accordée à la rénovation urbaine estimée à environ 4 milliards de dollars, c’est un total de 20 milliards de dollars que l’État a consenti.


Ce séminaire, comme il l’a rappelé, verra l’intervention de 70 spécialistes dont des experts étrangers venus d’Europe (France, Allemagne, Belgique), des pays arabes (Émirats arabes unis, Qatar, Yémen, Liban, Égypte, Jordanie) de l’UMA (Tunisie, Mauritanie, Libye). L’objectif de ce séminaire est de débattre de la problématique de la gestion immobilière et de s’enquérir des expériences des pays participants en matière de gestion immobilière et la préservation du patrimoine immobilier.


Quatre grands thèmes y sont inscrits. Ils concernent la législation régissant la gestion immobilière (le cadre législatif et réglementaire, l’assurance immobilière, la gestion des contentieux, le règlement de la copropriété), le financement (le marché immobilier, les ressources financières), la copropriété (la gestion, l’installation des organes de gestion, les droits et obligations des copropriétaires, l’administrateur de l’immeuble, l’administrateur de biens immobiliers, la participation associative à la gestion de la copropriété, la sécurité des sites d’habitation, la gestion des conflits de voisinage), la prévention du patrimoine immobilier (entretien, maintenance, réhabilitation, sensibilisation des usagers sur la conservation du patrimoine immobilier).


Il faut savoir que le parc national immobilier à entretenir est constitué à hauteur de 90% de logements privés et s’élèvera à fin 2009 à environ 7 millions de logements. L’État a déboursé durant les trois dernières années quelque 300 milliards de DA pour la rénovation des cités. L’aménagement des cités d’habitation a nécessité une enveloppe de 100 milliards de DA en 2007 et 123,5 milliards de DA prévus pour 2008 sur fonds publics.


Pour ce qui est de l’organisation de la gestion du secteur immobilier l’AADL et l’OPGI sont respectivement désignés gestionnaires des biens immobiliers acquis dans le cadre des programmes de la location-vente, de la gestion et de l’entretien des immeubles et dont les seules ressources financières (pour l’OPGI) sont les charges incluses dans le loyer. Le parc total des logements sociaux locatifs (LSL) et locaux commerciaux gérés par les OPGI est évalué à 1 256 051 unités dont 106 036 locaux commerciaux.


De cela, il faut déduire le patrimoine cédé dans le cadre de la loi 81-01 portant cession des biens de l’État évalué à 489 987 unités. Le patrimoine en location en 2007 est de 766 064 unités.Le problème de la gestion immobilière en Algérie trouve ses origines dans le cadre législatif et réglementaire. Certaines notions ne sont pas maîtrisées dont les servitudes, l’usufruit, le voisinage et troubles du voisinage, la copropriété et ses droits et les obligations. La clarification de ces notions et beaucoup d’autres encore sont à l’ordre du jour de ce séminaire dont il est beaucoup attendu.




26/05/2008



Nourredine Moussa à la Chaîne III
160 000 logements prévus pour éradiquer l’habitat précaire

Par :Badreddine Khris




Le ministre de l’Habitat a indiqué que 8% du parc immobilier sont des bidonvilles.
Sur les 553 000 bidonvilles recensés en 2007, 92 000 sont des constructions hétéroclites, 280 000 sont des édifications en brique et parpaing sans structures et 182 000 autres sont en terre dégradée (ksours). Ce qui représente 8% du parc global. Le gouvernement a décidé de traiter ce phénomène progressivement. Car, il n’est pas facile de régler en trois ans, une problématique qui dure depuis plusieurs décennies.

Pour cela, le gouvernement a programmé 160 000 logements pour éradiquer un tant soit peu l’habitat précaire. Plus de 30 000 sont dédiés à la wilaya d’Alger où il est enregistré 45 000 constructions précaires. L’affectation de ce programme de logements sociolocatifs se fait en fonction de la concentration de ce type d’habitat. Les autorités tiendront également compte du fichier national qui indique si les citoyens occupant ces baraques de fortune n’ont pas bénéficié auparavant d’un logement ou d’une aide de l’État dans ce cadre.

Les responsables du secteur sont en train d’encadrer ces bidonvilles. Ils les contrôlent en offrant de meilleures conditions de commodité et de viabilité pour ceux qui y vivent le temps que la réalisation des programmes de logements soit achevée. “Nous avons mis en place des dispositifs pour qu’il n’y ait plus d’autres personnes qui, mues par des intérêts inavoués, puissent ériger encore de nouvelles habitations précaires”, déclare M. Nordine Moussa, ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme sur les ondes de la radio Chaîne III. Le département dispose d’un diagnostic précis famille par famille sur ces sites à travers tout le territoire national. “Nous inscrivons les familles qui résident dans ces sites au même titre que les autres dans les programmes sociaux”, affirme le ministre.

À Alger, plus de 29 000 logements sociolocatifs sont en cours de réalisation. Ces unités iront, selon lui, aux familles les plus nécessiteuses qui habitent ou non dans ces bidonvilles. Par ailleurs, le ministère procédera à la régularisation des constructions illicites. Il s’agit des habitations qui disposent du foncier, mais sans permis de construire. Ces unités verront leur situation régularisée. D’autres sont édifiées avec un titre de propriété et un permis de construire, mais les clauses de ce dernier ne sont pas respectées.

D’autres édifications sont érigées sur le domaine privé de l’État sans le permis de construire. La loi est toutefois claire concernant les constructions non régularisables. Ce sont celles édifiées sur le domaine public, dans les zones protégées, touristiques et agricoles. En revanche, la loi a introduit d’autres instruments d’urbanisme tels que le certificat de conformité exigé désormais pour l’utilisation ou l’exploitation d’une construction à usage d’habitation ou de service. Plus de 55 000 constructions, dont la régularisation poserait un problème, sont identifiées dans la capitale. Des sanctions sont en outre prévues par la loi contre ceux qui ne respectent pas les règles d’urbanisme.


Habitat précaire : Un fichier national pour identifier les fraudeurs
12-05-2008 à 22:05 Farida L.

Un fichier national identifiant les habitants des bidonvilles et autres constructions précaires a été élaboré, tout récemment, par le ministère de l’Habitat et de l’Urbanisme. Il s’agit d’un document qui diagnostique et recense tous les occupants des habitations illicites dans le but de savoir s’ils n’ont pas déjà bénéficié d’un logement social ou d’une aide de l’Etat à la construction. C’est en fait un fichier qui permettra d’identifier et de sanctionner les tricheurs qui se font de plus en plus dans ce domaine. Des citoyens qui bénéficient de logement dans le cadre de la lutte contre les habitations précaires et qui les revendent pour retourner dans leur “gourbis” en espérant un autre logement ou encore des occupants de bidonville qui vendent ou cèdent leur maison de fortune à un autre membre de leur famille pour profiter à son tour d’un logement. Des pratiques de plus en plus répandues et qui rendent la lutte contre l’habitat précaire des pouvoirs publics inefficace.

Le ministre de l’Habitat avait déclaré devant les membres de l’APN, jeudi dernier, que le nombre des bidonvilles avait atteint les 553.000 soit 8% du parc immobilier global, ce qui est faramineux au vu des énormes moyens financiers consacrés par l’Etat pour lutter contre ce phénomène. Il faut savoir, en effet, que la loi de finances 2008 avait prévu un budget spécial pour un programme de 70.000 logements par an réservé uniquement pour le relogement des familles habitant dans des bidonvilles. 15% de ce programme seront concentrés au niveau de quatre grandes villes, à savoir Alger, Annaba, Constantine et Oran.

La wilaya d’Alger comptabilise à elle seule 40.000 habitations précaires. Pour ce qui est des constructions illicites, le ministre avait précisé récemment que la régularisation de ces habitations n’était pas une opération automatique. Cette opération ne concernera que les constructions qui répondent à un certain nombre de conditions, à l’exemple de celles qui disposent du foncier mais pas du permis de construire ou encore les habitations érigées sur des domaines privés sans permis de construire. Il n’est pas question de régulariser des constructions bâties sur le domaine public ou sur des assiettes foncières appartenant à l’Etat. P

ar ailleurs, la lutte contre l’habitat précaire et les constructions illicites est consacrée dans la nouvelle loi relative à l’urbanisme, dont les dispositions permettent aux autorités communales de procéder à la démolition d’une construction anarchique en moins de 72 heures, après une notification adressée à la police de l’urbanisme.


Samedi 10 Mai 2008 AUTENTIQUE

Habitat Plus de 550000 logements précaires à l’échelle nationale

Le ministre de l’Habitat et de l’urbanisme, M. Noureddine Moussa a souligné jeudi que le parc national de constructions précaires compte 553.000 logements, soit 8% du parc global des logements en Algérie. Répondant à une question orale sur la stratégie de l’Etat pour résoudre le problème des constructions précaires, M. Moussa a indiqué que l’Etat a pris les mesures nécessaires à même de permettre l’éradication des constructions précaires.

La loi de Finances 2008 a consacré une enveloppe financière pour la réalisation de 70.000 logements, a-t-il ajouté.
15% de ces logements, a précisé le ministre, sont concentrés dans quatre villes principales, à savoir, Alger, Annaba, Oran et Constantine, soit près de 85.000 logements précaires. Le ministre a souligné en outre que le nombre des logements programmés dans ce cadre est de 164.000 logements dont 70.000 logements inscrits dans le cadre la loi de Finances complémentaire 2007. Outre les 24.000 logements inscrits auparavant, 70.000 autres logements sont également inscrits au titre du budget 2008, a-t-il encore ajouté.

Un programme de logement visant à résoudre progressivement le problème des constructions précaires a été tracé. Il comporte 149.000 logements de type «socio-locatif» financés entièrement par l’Etat, indique M. Moussa, précisant qu’une moyenne de 70.000 logements seront réalisés chaque année et ce jusqu’a l’éradication totale de ce phénomène. Evoquant les vieilles constructions ou celles menacent ruine, le représentant du gouvernement a affirmé que les autorités ont consacré 840 millions de dinars pour effectuer des opérations d’expertise avant de procéder à la restauration.

Par ailleurs, et à une question sur les dépassements pouvant être enregistrés dans l’attribution de logements au niveau des commissions de Daira créées récemment et chargées de la distribution des logements, notamment après l’information faisant état de la mise à l’écart des élus locaux, le ministre a démenti cette information affirmant que les présidents d’APC sont des membres à part entière de ces commissions et les présidents d’APW sont membres des commissions de recours «et aucun de ces membres n’a été mis à l’écart».

Dans le même cadre, le ministre a affirmé que le programme quinquennal 2005-2009 englobe toutes les catégories sociales, précisant que 480.000 logements locatifs ont été affectés aux citoyens dont le revenu ne dépasse pas 24.000DA dont 200.000 logements sont destinés à la résorption graduelle de l’habitat précaire. Quelque 980.000 logements ont été subventionnés par l’Etat y compris ceux du type socio-participatif, location-vente et rural, a-t-il indiqué. Cependant, ajoute le même responsable, les citoyens dont le revenu ne dépasse pas le seuil de 72.000 DA, peuvent recourir à la formule du logement promotionnel auquel le gouvernement accorde un intérêt particulier notamment dans le cadre du dossier du financement hypothécaire qui est à l’étude.


Actualité (Mercredi 06 Avril 2008)

4e Salon du financement du logement
15 000 promoteurs immobiliers activent dans le secteur du bâtiment

Par :Souhila Hammadi




Plus de 400 000 logements sont fermés à Alger et quelque 25 000 nécessitent des travaux de réhabilitation.
Beaucoup a été dit sur l’accessibilité au logement et les moyens de son financement, hier, au 4e Salon du logement organisé par Vision Us et le bureau d’études Gests. B. à l’hôtel El-Aurassi à Alger. Pourtant, en fin de journée, il n’était toujours pas possible de savoir quel chemin suivra le citoyen pour acquérir un bien immobilier, sans s’embourber dans les méandres administratifs, sans s’endetter au-delà de ses capacités financières ou tout simplement sans perdre espoir d’avoir un jour une réponse favorable à sa demande de logement. “La problématique relative à la prise en charge du besoin au logement a fait l’objet, à ce jour, de plusieurs démarches qui, souvent, ont échoué ou sont demeurées sans suite… Ce qui traduit la complexité d’une équation comprenant plusieurs inconnues à des degrés différents…”, a résumé, en quelques mots, Hassiba Belkhodja, directrice de Gests. B. (bureau d’études sur l’habitat).



Il est vrai que l’État s’investit grandement dans la résorption de la crise du logement en multipliant ses aides aux promoteurs immobiliers et surtout aux particuliers. Trois formules, exposées une nouvelle fois à cette occasion par le chef du cabinet du ministère de l’Habitat et de l’Urbanisme, sont adressées aux demandeurs qui perçoivent des salaires faibles et au revenu moyen.

Le logement social locatif est destiné aux salariés qui touchent moins de 12 000 dinars par mois, le logement socio-participatif concerne les ménages qui cumulent moins de 60 000 dinars/mois (les salaires de deux conjoints ne doivent pas excéder 5 fois le SNMG) et la location-vente touche théoriquement les cadres moyens. L’État s’est engagé à construire 1 million d’unités en cinq ans, avec une fréquence de 200 000 logements réceptionnés annuellement. Évidemment, les capacités de réalisation ne dépassent pas, pour l’heure, la limite de 120 000 unités par an.





Au-delà, les autorités publiques reconnaissent que les mécanismes mis en œuvre pour régler la crise du logement ne fonctionnent pas réellement à cause d’une mauvaise perception des besoins, et notamment du profil des demandeurs de logement. C’est d’ailleurs sur ce point précis que le P-DG de la Cnep a voulu attirer l’attention. “La crise du logement ne trouve pas son origine dans le financement. Il faut repenser les formules d’aide”, en ce sens qu’ils ne sont éligibles à aucune des formules impliquant l’aide de l’État et ne peuvent pas prétendre à un crédit bancaire et ne peuvent pas non plus acheter un appartement en payant son prix rubis sur l’ongle.

Athmani Rachid, directeur général adjoint au crédit au niveau de la Cnep, a indiqué que seulement 10% des acquéreurs de biens immobiliers contractent un crédit bancaire, selon une étude réalisée par le Ceneap. Ce qui constitue une demande très faible comparativement aux produits offerts par les institutions financières.

Il a rapporté que sa banque a accordé, en 2006, environ 20 000 crédits aux particuliers. 57% de ce chiffre représentent des transactions immobilières de particulier à particulier. “Le marché secondaire a pris de l’ampleur grâce aux mesures fiscales prises dernièrement. Et puis, il existe un manque flagrant de promoteurs qualifiés.” 15 000 promoteurs immobiliers privés opèrent dans un domaine qui ne produit que 10 000 logements par an. Ce qui fait dire ironiquement à un intervenant qu’il faut un promoteur et demi pour construire une unité en 12 mois.

À ce titre, les participants au salon ont évoqué la mauvaise conduite de certains promoteurs immobiliers, qui ne respectent pas la réglementation et ne sont pas solvables au plan financier pour de telles entreprises. Le directeur général du Fonds de garantie et de caution mutuelle de la promotion immobilière, Mouloud Dahal, a informé que son organisme a garanti 132 725 logements, ce qui constitue environ 1 846 projets.



L’inscription au fonds permet aux clients qui achètent sur plan de mieux se prémunir contre les mauvais coups de promoteurs peu respectueux des lois (les cas portés en justice sont nombreux). Sinon, le chef de cabinet du ministère de l’Habitat et de l’Urbanisme a affirmé que le secteur est audité afin de répertorier les failles des formules appliquées par l’État pour faciliter l’accessibilité au logement. “Nous avons ouvert une réflexion sur la législation en vigueur.

Nous préparons une loi sur le parachèvement des logements”, a-t-il précisé. Le département de Noureddine Moussa étudie, en outre, la possibilité d’élargir l’éligibilité au logement social aux salaires de plus de 12 000 DA.



Le directeur général de la Caisse nationale du logement, M. Djemâa, a rappelé que l’aide de l’État aux acquéreurs de logement neuf a été plafonnée à 500 000 dinars pour les salaires inférieurs à 30 000 dinars et à 400 000 pour ceux se situant entre 48 000 et 60 000 dinars. De 2000 à 2006, la CNL a apporté son aide à l’achat de plus de 812 000 appartements genre locatif social ou location-vente.



De son côté, la Cnep semble vouloir s’ouvrir davantage à de plus larges catégories de demandeurs de logement en assouplissant ses critères d’octroi de crédit. M. Athmani a souligné que la banque finance, désormais, jusqu’à 90% du prix du bien en pratiquant un taux d’intérêt de 7,25% pour les non-épargnants et de 6,25 et 5,25 pour les épargnants. “Il n’est pas exclu de pousser plus loin l’effort en introduisant un système de garantie contre l’insolvabilité et en traitant les dossiers au cas par cas”, a-t-il ajouté. Toutes les mesures susmentionnées ne sont, à vrai dire encore, qu’au stade d’étude


Actualité (Mercredi 06 Avril 2008)

Noureddine Moussa à la 6e AG du FGCMPI
“Nous cherchons une nouvelle race de promoteurs”
Par :Ali Farès

“L’État a mis en place un dispositif destiné, non seulement à la promotion du logement, mais également à la protection de l’acquéreur, parfois victime d’actes contraires à la loi”, a souligné devant la 6e AG des promoteurs adhérents au Fonds de garantie et de caution mutuelle de la promotion immobilière, le ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme, M. Noureddine Moussa.

Des propos assez clairs pour dire la détermination de son département ministériel en premier lieu à lutter contre certaines pratiques mafieuses, escroqueries et arnaques. Tout en mesurant avec satisfaction le chemin parcouru par le fonds qui a réussi à regrouper près de 1 000 adhérents et compter quelque 1 821 projets, alors qu’il y a six ans, il n’y en avait qu’une dizaine, le ministre a tenu à rappeler que pour l’exercice 2006, 132 milliards de DA ont été mobilisés, un chiffre passé en 2007 à environ 165 milliards de DA, ce qui représente une part de 2% du PIB en 2006 et une estimation de 2,7% pour 2007. Des données qui placent l’Algérie parmi les pays qui consacrent le plus de ressources budgétaires de l’État au secteur de l’Habitat.

Revenant à la charge pour ce qui est de la qualité du produit, Noureddine Moussa précise que la confiance en l’avenir “ne doit pas faire perdre de vue la nécessité de redoubler d’efforts et de professionnalisme pour mener dans les meilleures conditions et dans les délais impartis l’ambitieux programme du chef de l’État tout en tenant compte impérativement des aspects liés à l’architecture, à la culture, aux spécialités locales et régionales et à la qualité des matériaux car nous construisons pour des générations futures. Une attention particulière doit être accordée aux aménagements extérieurs qui constituent le cadre de vie de notre population”.

Pour le ministre, il est tout à fait clair que le métier de promoteur doit être professionnalisé. “Nous cherchons une nouvelle race de promoteurs mus par le souci de perfectionnement et non par le gain facile”, dira-t-il. Un principe auquel les promoteurs présents à cette AG adhèrent même si leur nombre reste relativement faible. Mais ce n’est pas cela qui découragera le FGCMPI de mettre en place des supports de communication qui ont permis d’enregistrer un accroissement significatif des visites passées de 7 500 en 2006 à 10 000 en 2007, soit une progression de 30%.





Cependant, des promoteurs s’interrogent sur la non-ouverture du fonds à d’autres sponsors hormis les fidèles comme Sidar Alger, Sopiref Alger, EPLF Béjaïa, Arcobrim Oran, Eurl Immar Alger, Eurl SGTI Badaoui Constantine.



Parmi ces promoteurs Batigec Immobilier, une entreprise étatique ambitieuse malgré son jeune âge (créée en 2005). Son DG, Amokrane Achour, explique que plus de 2 000 logements en formule LSP et 120 en réalisation (promotionnels) dans l’Algérois sont déjà à son actif alors qu’en perspective 360 logements sont prévus à El-Biar (Alger), 400 à Aïn Taya et 500 (LSP) à Sétif. Cette entreprise a réalisé pour le compte de la wilaya de Sétif 4 000 places pédagogiques en pré-réception et plus de 4 000 lits universitaires. De même qu’elle a réalisé 310 logements (LSP) à Béjaïa et 3 250 lits (programme 2006) en pré-réception.

Il y a lieu de rappeler enfin que le FGCMPI, créé en 1997, est un organisme spécialisé placé sous la tutelle du ministère de l’Habitat et de l’Urbanisme. C’est une mutuelle de promoteurs à but lucratif dont le rôle consiste à garantir les paiements effectués sous forme d’avances, à la commande, par les futurs acquéreurs de logement (ou immeuble à usage autre qu’habitation) dans le cadre d’une vente sur plans.





L’acquéreur d’un bien immobilier, selon la formule dite “vente sur plan” doit toujours s’assurer que son contrat est conforme au modèle fixé par le décret 94/58 du 7 mars 1994 et soumis aux formalités légales d’enregistrement et de publicité. En 2006, le fonds a enregistré 26 408 logements garantis.


Le ministre de l’Habitat demande un audit
Quel est le bilan des OPGI ?
Par :Ali Farès

Le ministre a annoncé, hier, la mise en place prochaine d’un service d’audit chargé de la vérification et la validation des chiffres qu’avancent les OPGI sur l’état d’exécution de leur programme.



Le ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme, Noureddine Moussa, qui a réuni, hier, au siège de son département ministériel, les présidents de conseils d’administration et les directeurs généraux des OPGI n’y est pas allé avec le dos de la cuillère pour faire un constat loin d’être satisfaisant du secteur.

La rencontre qui se situe à mi-parcours de l’échéance 2009 se veut être une occasion pour instruire les responsables sur la prise en charge du programme du gouvernement adopté dernièrement par l’APN et le Conseil de la nation.





D’emblée, Noureddine Moussa rappelle que les programmes tracés par le gouvernement en matière d’habitat ne connaissent pas la réussite escomptée, un échec qu’il attribue à la non-complémentarité des idées, le manque de transparence et la prise de décisions hâtives. “Il faut éviter les travestissements des textes et législations, notamment l’application gelée alors que cela nécessite parfois une interprétation élastique afin d’arriver aux objectifs tracés”, a-t-il dit.

Pour le ministre, répondre aux attentes des citoyens en matière d’habitat, c’est aussi œuvrer au respect des particularités et spécificités de chaque région avec ses milieux naturels et sociaux. “Notre but n’est pas de réaliser pour réaliser mais de lier la conscience individuelle et collective avec le concept maintenance et la préservation de ce qui est existant”, explique-t-il. Et de confier que la crise du logement ne s’est pas amplifiée au fait de l’offre et de la demande, mais beaucoup plus à la non-satisfaction des citoyens qui ont bénéficié de logements ne correspondant pas à leur mode de vie. “Il faut qu’on se mette en tête que nous concevons des logements pour les Algériens.

Il est donc logique que la nature de ces logements tienne compte des us et coutumes qui apparaissent dans leurs activités quotidiennes”, dira le ministre en étayant par le phénomène courant, à savoir les transformations qu’opèrent à l’intérieur et à l’extérieur les bénéficiaires de logements, ce qui ne manque d’ailleurs pas d’influer négativement sur les façades des cités.De même que le ministre a insisté sur la révision des cahiers des charges en intégrant certains matériaux qui assurent une meilleure qualité de réalisation, d’une part, et le confort du locataire qui évitera par là même d’avoir recours aux transformations parfois doublement préjudiciables, d’autre part.

Abordant le volet relation entre les OPGI et les citoyens, Noureddine Moussa a fait savoir que beaucoup d’aspects négatifs sont constatés dans ce cadre. “Sachez que le manque de communication avec les citoyens a fait que ces derniers rejettent toutes les initiatives de l’OPGI et donné lieu au refus de payer même les redevances locatives. Un facteur qui a généré un déficit dans les caisses des offices qui n’arrivent plus à assurer un minimum d’entretien dans les cités plongées dans l’abandon total. Il est donc impératif de créer des cellules au niveau des offices dont la mission est de sensibiliser le citoyen à travers la vulgarisation et la généralisation des textes qu’il sera amené à respecter. Le citoyen est partie prenante et partenaire effectif et actif.”

Pour sa part, M. Boukhari, directeur central au ministère, a fait un exposé relatif au bilan des réalisations du premier semestre 2007 ainsi que les programmes en cours et entrant dans le cadre du plan quinquennal 2004-2009. Il faut savoir à ce sujet que sur un parc national immobilier estimé aujourd’hui à près de 600 000 logements, le patrimoine géré par les OPGI s’élève seulement à 702 391 logements sociaux locatifs et 50 879 locaux soit un total de 753 170 unités. Le patrimoine immobilier en copropriétés est évalué à 101 066 logements et 9 504 locaux cédés et non encore soldés.

Globalement, le bilan du premier semestre 2007 fait ressortir les chiffres suivants : 65 246 logements achevés, 145 193 en cours de réalisation et 73 665 logements inscrits non encore lancés. Sur 48 752 logements lancés, près de la moitié, soit 20 561, sont réalisés. Pour la même période, 15 834 immeubles ont connu des opérations d’entretien et de maintenance. Par ailleurs, l’opération relative à l’amélioration du cadre bâti a enregistré 512 opérations ayant concerné 13 963 immeubles totalisant 123 795 logements.

À signaler que l’opération cession des biens immobiliers suivant le décret exécutif 03/269 du 7 août 2003 n’a pas connu un engouement particulier même si les prix de cession ont connu une baisse importante atteignant 40% en moyenne.


Actualité (Mercredi 06 Avril 2007)

Le ministre réunit les 48 directeurs de logements et des équipements publics
“Nous ne voulons pas construire des dortoirs”

Par :Nabila Saïdoun




Première rencontre, hier, de Noureddine Moussa, ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme fraîchement arrivé à la tête de ce département avec les 48 directeurs de logements et des équipements publics (DLEP).

“Nous ne voulons pas construire des dortoirs, nous devons donner un cachet architectural acceptable et nous inscrire, enfin, dans la modernité”, dira d’emblée le ministre prenant ainsi le train en marche avant l’échéance 2009 et de prêter ensuite une oreille attentive à M. Boukhari, directeur des programmes au niveau du département de Noureddine Moussa pour présenter le bilan du 1er semestre 2007 non sans une petite comparaison avec ce qui a été fait dans les années 2005 et 2006 durant la même période. Il en ressort, en outre, un cumul de réalisations entre 2005 jusqu’au 1er semestre un total de 669 216 logements répartis entre les différents segments adoptés par l’État en matière de politique de l’habitat.

Aussi, la situation des programmes au 30 juin 2007, qui sont en cours de réalisation, se traduisent comme suit : 143 915 logements lancés pour le social locatif, notamment, 136 046 pour le logement social participatif (LSP), 39 569 location-vente, 31 673 promotionnel, et 201 329 rural. Il reste que pour les prévisions du 2e semestre 2007, l’on enregistre 44 689 pour le SL, 2 525 pour AS, 26 275 pour le LSP, 6 680 pour LV, 3 376 pour le promotionnel et 61 972 pour le rural, soit un total de 145 517.



En attendant, il est à noter que le 1er semestre 2007 a concerné la livraison de 75 469 unités avec la part de lion qui revient au logement rural fort de 43 716 suivis du social locatif avec 20 818 et le LSP avec 8 169. Certes, l’on remarque d’ailleurs une nette progression par rapport aux autres années durant la même période, mais il est difficile d’imaginer qu’on puisse réellement respecter les délais de réalisation pour le volume important qui reste. Les responsables du secteur l’assurent, bon gré mal gré, sans pour autant étayer cette certitude.


Les quelques photographies affichées, d’ailleurs, en guise d’illustration, à l’exception de quelques-unes, ne donnent guère ne serait-ce que l’illusion d’un habitat décent et du point de vue de l’esthétique, il n’y a même pas lieu d’en parler. Ce qui n’a pas manqué de susciter une vive réaction de la part du ministre qui a précisé, néanmoins, qu’il n’était pas question de faire des procès aux choix précédents mais qu’il était grand temps de rompre avec les anciennes pratiques et s’inscrire dans la modernité. Cela suppose de nouvelles méthodes de travail et de modes de fonctionnement et de construction qu’il s’agisse de maisons individuelles ou d’habitats groupés.



Il n’est pas normal, en effet, que le secteur de l’habitat soit aussi névralgique, notamment dans notre pays et qu’on ne dispose toujours pas ni d’un code de construction ni celui de l’urbanisme, ni d’une loi sur la maîtrise de l’œuvre, etc.



Or, quand le bâtiment va, tout va comme qualifié par M. Noureddine Moussa qui a exhorté les maîtres d’ouvrage (DLEP) à veiller à ce que les prestataires respectent le cahier des charges et de les avertir contre le fait de se substituer à eux dans l’une des phases de l’ouvrage.



Il a également plaidé pour des constructions de qualité avec des équipements d’accompagnement à même de garantir une vraie vie dans les cités. “Il n’est pas question de laisser le bâtiment entre les mains des non professionnels”, tranchera le ministre qui n’a pas écarté la possibilité de plusieurs nouvelles propositions à soumettre aux plus hautes autorités.



“Il faudra aller vers l’industrie de la construction et pour cela, il faut encourager l’investissement en ce sens”, a soutenu le ministre et d’annoncer, à l’occasion, un rendez-vous pris pour la semaine prochaine pour rencontrer les directeurs des OPGI suivi d’une rencontre avec les directeurs de l’urbanisme.




EL WATAN 16 Septembre 2007


La gestion immobilière de l’AADL est non conforme à la législation et à la réglementation en vigueur


Après plus de trois années de vie en copropriété à la cité AADL d’El Achour, plus de deux années d’activité au sein de l’association Résidence El Bousten (1) et sept mois au sein du bureau de la Coordination des associations des sites AADL (CASA) d’Alger (2), un constat négatif est à déplorer, relatif à la volonté et à la capacité de l’AADL à mener à bien sa mission d’administrateur de biens.



I. Le constat négatif
1. La gestion actuelle (sans rappeler qu’elle est mauvaise) menée par la direction de la gestion immobilière de l’AADL ne permet pas aux locataires acquéreurs de participer à la gestion de leur cadre de vie. Les locataires acquéreurs payent les charges de gestion les plus élevées à l’échelle nationale sans un droit de regard ni une participation active et constructive, ce qui favorise ainsi une gestion bureaucratique, étrangère à leur vécu et surtout non transparente (nous ne contestons pas le montant des charges, mais nous déplorons le manque de transparence quant à leur établissement et à leur destination).




2. L’AADL, par sa gestion, considère les locataires acquéreurs comme (dans un sens péjoratif) des « résidants de cités-dortoirs » avec les obligations de copropriétaires (3) mais sans aucun droit, même pas celui de locataires (4) ou occupants (5). La « gestion de proximité » (6) et la « bonne gouvernance » (7) sont inexistantes dans la gestion actuelle des cités issues du programme location vente. Remarque : le seul mérite qui revient à l’AADL est celui d’avoir suscité, par sa mauvaise gestion, chez quelques locataires acquéreurs la volonté de s’organiser, de créer des associations, et de s’unir pour être une force de proposition citoyenne dans le but de préserver un patrimoine immobilier remarquable qui ne cherche qu’à être mis en valeur.


II. Les causes d’une mauvaise gestion immobilière



Hormis le manque de compétences au sein de l’AADL et l’amateurisme avéré dans le domaine de la gestion immobilière, les causes de la mauvaise gestion immobilière de l’AADL sont dues à : L’absence de règlements de copropriété conformes à la législation en vigueur relative à la copropriété et à la gestion des immeubles collectifs. Le non-respect par l’AADL elle-même du contrat de location-vente (8).




1. L’absence de règlements de copropriété propres à chaque cité. Selon le contrat de location-vente, un règlement de copropriété devait être remis à chacun des locataires acquéreurs à la signature du contrat de location-vente devant le notaire. A ce jour, ni les locataires acquéreurs ni les bureaux de gestion des cités ne possèdent un règlement de copropriété officiel (signé et/ou approuvé par l’AADL). Aussi, au chapitre « Conditions contractuelles » du contrat, l’AADL déclare mettre à la disposition du bénéficiaire (locataire acquéreur) le logement avec le respect de toute la réglementation et la législation en vigueur liées à la formule « Location vente » et des documents de références tels que le règlement de copropriété. Pourtant, la décision ministérielle (ministère de l’Habitat et de l’Urbanisme) n°144 du 13 avril 2004, désignant l’AADL en qualité de gestionnaire des biens immobiliers dans le cadre de la location-vente, stipule que « la gestion doit être assurée conformément aux clauses et conditions prévues dans le règlement de copropriété ».




2. Non-respect de la réglementation relative à la copropriété et à la gestion immobilière L’article 13 du décret exécutif n° 01-105 du 23 avril 2001 fixant les conditions et les modalités d’acquisition dans le cadre de la location-vente de logements réalisés sur fonds publics stipule que « les bénéficiaires de la location-vente sont soumis aux règles de la copropriété telles que définies par la législation et la réglementation en vigueur ».




Donc, en l’absence d’un règlement de copropriété propre à chaque cité, l’AADL se devait et doit respecter le décret n° 83-666 du 12 novembre 1983 fixant les règles relatives à la copropriété et à la gestion des immeubles collectifs.




L’AADL ne s’est jamais conformée à ce décret :


a) Concernant l’administration et la gestion des immeubles collectifs, l’article 14 du décret n° 83-666 stipule que « l’administration et la gestion d’un immeuble ou d’un ensemble immobilier en copropriété sont assurées par la collectivité des copropriétaires et/ou occupants ».




b) Concernant le rôle de l’administrateur, l’article 38 du décret n° 83-666 stipule que « l’administrateur est chargé d’assurer l’exécution des dispositions du règlement de copropriété et des délibérations de l’assemblée ». L’article 40 du même décret stipule : « L’administrateur est chargé d’administrer l’immeuble, de pourvoir à sa conservation, à sa garde et à son entretien. Il veille à la tranquillité dans l’immeuble ; il prépare et fait afficher, après approbation par l’assemblée, le règlement intérieur. Il administre les parties communes de l’immeuble, en assure l’entretien nécessaire et veille à l’hygiène et à la sécurité de l’immeuble. Il engage et congédie les concierges et les employés chargés de l’entretien et fixe les conditions de leur travail suivant les textes en vigueur, l’assemblée ayant seule qualité pour fixer le nombre et la catégorie des emplois. »




L’article 44 stipule ce qui suit : « L’administrateur rend compte de sa gestion comme mandataire et plus spécialement de l’état des fonds qu’il a reçus ou avancés et dépensés pour la collectivité des copropriétaires et/ou occupants. Il rend compte annuellement de sa gestion et soumet ses comptes à l’assemblée pour approbation et ce, avant l’expiration d’un délai de trois mois suivant la clôture de l’exercice. La décision de cette dernière lui donne quitus de sa gestion. »




c) Concernant les charges, l’article 46 du décret n° 83-666 stipule : « …Les charges de 2e catégorie (compte provision) inhérentes aux grosses réparations, à l’administration de l’immeuble, à sa maintenance et à la sécurité des copropriétaires et/ou occupants, incombent aux seuls copropriétaires. » Ce qui signifie que les locataires acquéreurs n’ont pas à payer les charges de deuxième catégorie qui représentent, actuellement, plus de 47% (plus de 1200 DA en TTC) des charges du moment qu’ils ne sont pas des copropriétaires. Ce qui amène à conclure que le contrat de location vente – concernant le montant des charges — est contraire aux dispositions du décret n° 83-666 du 12 novembre 1983.


III. Les solutions (propositions)



Le guide de l’administration et de la gestion de la copropriété élaboré, en août 2004, par le ministère de l’Habitat et de l’Urbanisme, les Offices de promotion et de gestion immobilière (OPGI) et l’AADL qui s’intitule, « Vivre en copropriété » a été conçu sur une démarche participative fondée sur le respect des droits et des obligations de chaque acteur dans la gestion de la copropriété (en mars 2007, le directeur de la gestion immobilière de l’AADL ignorait l’existence de ce guide).




1. Le ministère de l’Habitat et de l’Urbanisme (tutelle de l’AADL) doit imposer, et dans les meilleur délais, à l’AADL le respect du contenu de ce guide ainsi que sa diffusion à travers tous les canaux de communication (9). Car, comment peut-on envisager la participation du citoyen dans la gestion de sa ville — comme le prévoit la loi n° 06-06 du 20 février 2006 portant loi d’orientation de la ville — s’il ne peut même pas participer à gérer son propre palier d’immeuble ? Il est temps pour l’AADL de respecter les lois de la République (10) dans l’espoir qu’elle puisse remédier à cette situation préjudiciable aux locataires acquéreurs et à leur cadre de vie.




2. Actions à entreprendre en urgence




a) Un règlement de copropriété doit être élaboré pour chaque cité conformément à la législation en vigueur (sans dispositions contraires au décret n° 83-666 du 12 novembre 1983) et transmis à chaque locataire acquéreur.




b) L’AADL doit organiser avec la collaboration des locataires acquéreurs, dans chaque cité, la création des collectivités des locataires acquéreurs et une assemblée ordinaire annuelle.




c) L’AADL en tant qu’administrateur de biens doit nommer pour chaque cité un administrateur de copropriété qualifié qui sera chargé d’assurer l’exécution des dispositions du règlement de copropriété. L’objectif principal est que les locataires acquéreurs deviennent un organe de la copropriété et participent à la gestion de leur cadre de vie.


Conclusion
Sans l’implication directe des locataires acquéreurs dans la gestion immobilière de leur cité telle que prévu par la loi, l’amélioration et le développement de la vie en copropriété ne peuvent être envisagés. J’invite tous les médias à organiser un débat ouvert, transparent et dans un but pédagogique sur la gestion immobilière.
Notes :


(1) - 1re association de quartier agrééee dans un site AADL (agrément n° 552/06).




(2) - Bureau de coordination regroupant six associations et représentants de sites AADL de la wilaya d’Alger (Ouled Fayet, El Achour, Kouba, Eucalyptus, Bananiers et Bab Ezzouar 2) créé en février 2007 pour une meilleure représentativité des locataires acquéreurs auprès des autorités et de l’AADL.




(3) - Puisque les locataires acquéreurs payent les charges de 2e catégorie (compte provision). L’article 46 du décret n° 83-666 du 12 novembre 1983 fixant les règles relatives à la copropriété et à la gestion des immeubles collectifs stipule : « Les charges de 2e catégorie inhérentes aux grosses réparations, à l’administration de l’immeuble, à sa maintenance et à la sécurité des copropriétaires et/ou occupants, incombent aux seuls copropriétaires. »




L’article 49 du même décret stipule : « Les charges de 2e catégorie incombent aux seuls copropriétaires. Elle comprend notamment les frais de réparation de toute nature afférente aux gros murs, à la toiture, à la terrasse, aux façades, aux portes d’entrée, vestibules, aux escaliers, cages d’escalier, paliers et à tous les locaux affectés au service exclusif de l’immeuble, les frais de ravalement des façades, les frais d’entretien et d’aménagement des locaux compris dans les parties communes générales, y compris les frais de peinture, les frais de pose et de réparation des installations d’éclairage des parties communes, déposés et réfections totales ou partielles des ascenseurs, les contributions et taxes éventuelles, les primes d’assurance contre l’incendie, les accidents, la responsabilité civile, les dégâts des eaux et autres risques. »




(4) - Puisque les locataires acquéreurs ne participent pas à la gestion des charges de 1re catégorie. L’article 26 du décret n° 83-666 stipule : « Chaque copropriétaire dispose au vote de l’assemblée d’un nombre de voix égal au nombre de lots dont il est propriétaire. Chaque locataire dispose d’une voix délibératrice lorsque l’ordre du jour de l’assemblée porte sur les charges de première catégorie, sur des travaux de réparation reconnus indispensables par la majorité des membres, également lorsque le copropriétaire concerné est absent ou non régulièrement représenté ». L’article 49 du même décret stipule : « Ces charges incombent à tous les occupants effectifs ou non.




Elles comprennent, notamment :


1° La rétribution allouée à l’administrateur et les frais nécessaires pour le fonctionnement de l’administration de l’immeuble, le salaire du (des) concierge (s) et du personnel susceptibles d’être engagés par l’administrateur ainsi que les charges y afférentes.


2° Le paiement de la consommation d’eau, d’électricité pour les parties communes générales et les frais de fonctionnement d’entretien et de réparation du matériel de la station de surpression ; 3° L’achat des produits et des ustensiles nécessaires à l’entretien des halls d’entrée, escaliers, cages d’escalier et paliers ;


4° Les dépenses d’entretien des ascenseurs, force motrice, frais d’entretien (graissage et entretien des treuils, poulies et câbles).


5° Les dépenses et frais de fonctionnement du chauffage collectif et des accessoires.


6° Les frais d’entretien et de réparation des minuteries d’éclairage des entrées, paliers et de tous les locaux et parties à l’usage commun.


7° Le paiement des primes d’assurance couvrant les accidents de travail et ceux occasionnés aux tiers par les employés de l’administration de l’immeuble. Et de tous les frais occasionnés par les menues réparations entreprises sur les parties communes. » (5) - Terme utilisé pour toute personne qui occupe de manière officielle un logement dans une copropriété. Le cas éventuel des concierges et gardiens.




L’article 14 du décret n° 83-666 stipule : « L’administration et la gestion d’un immeuble ou d’un ensemble immobilier en copropriété sont assurées par la collectivité des copropriétaires et/ou occupants. » (6) - « Selon laquelle sont recherchés et mis en place les supports et procédés destinés à associer, directement ou par le biais du mouvement associatif, le citoyen à la gestion des programme et actions concernant son cadre de vie et d’en apprécier et évaluer les effets engendrés. » Article 02 de la loi n° 06-06 du 20 février 2006 portant loi d’orientation de la ville. (7) - « Selon lequel l’administration est à l’écoute du citoyen et agit dans l’intérêt général dans un cadre transparent. » Article 02 de la loi n° 06-06 du 20 février 2006 portant loi d’orientation de la ville. (8) - Des changements au niveau des articles du contrat Location vente ont été fait sans avenants. Exemple : article n°8 du contrat ; changement du numéro de compte bancaire pour les versements des mensualités (loyer + charges).




Non-respect par l’AADL — du moins à la cité d’El Achour— de l’arrêté du ministère de l’Habitat du 17 juillet 2001 portant approbation des cahiers des charges fixant les normes de surface et de confort applicables aux logements destinés à la location vente. (9) - « La conception et la diffusion la plus large de l’information, en direction des acteurs des marchés fonciers et immobiliers (promoteurs, citoyens, pouvoir public local, gestionnaires d’immeubles, associations,…) ». Dernier paragraphe de l’article 02 du décret exécutif n° 91-148 du 12 mai 1991 portant création de l’Agence nationale de l’amélioration et du développement du logement. (10) -




Textes de loi relatifs à la location-vente, la copropriété et la gestion immobilière :


a. Ordonnance n° 75-58 du 26 septembre 1975 portant code civil.




b. Décret exécutif n° 91-148 du 12 mai 1991 portant création de l’Agence nationale de l’amélioration et du développement du logement.




c. Décret exécutif n° 2001-105 du 29 moharrem 1422 correspondant au 23 avril 2001 fixant les conditions et modalités d’acquisition dans le cadre de la location-vente de logements réalisés sur fonds publics.




d. Arrêté du ministère de l’Habitat du 17 juillet 2001 portant approbation des cahiers des charges fixant les normes de surface et de confort applicables aux logements destinés à la location-vente.




e. Décret n° 83-666 du 12 novembre 1983 fixant les règles relatives à la copropriété et à la gestion des immeubles collectifs.




f. Décret exécutif n° 97-154 du 3 moharrem 1418 correspondant au 10 mai 1997 relatif à l’administration des biens immobiliers.




g. Décret législatif n° 93-03 du 1er mars 1993 relatif à l’activité immobilière.




h. Décret n° 76-146 du 23 octobre 1976 portant règlement-type de copropriété des immeubles bâtis et des ensembles immobiliers divisés par fractions.


L’auteur est architecte Locataire acquéreur à El Achour reda.mebarki@yahoo.fr
Par Mebarki Mohamed Reda





L'expression




A COEUR OUVERT«Quand le bâtiment ne va pas...»


26 Décembre 2007 -

Si l’une des dentures de l’engrenage est cassée, c’est l’ensemble du système qui s’enraye.
«Quand le bâtiment va, tout va», le ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme, Noureddine Moussa, fait sienne cette citation de Martin Nadeau, cet ancien ouvrier maçon français.








L’invité de L’Expression croit dur comme fer que son département ne peut pas réussir son pari, celui d’assurer aux Algériens un logement digne et décent, si le reste des secteurs, qui sont en relation directe avec le sien, sont estropiés. «Je ne suis pas seul à travailler dans le secteur du bâtiment, mais il y a d’autres segments qui ne sont pas des moindres, qui doivent intervenir, à un moment ou un autre. Mais lorsqu’un des éléments de cette longue chaîne souffre d’une quelconque panne, rien ne va plus».










Par ces mots, Noureddine Moussa tente, tant bien que mal, de cerner la problématique de la crise du logement dont souffre l’Algérie: «Lorsque le pays ne dispose que de 3500 architectes, de main-d’oeuvre peu qualifiée, d’ingénieurs mal encadrés, d’entreprises qui ne sont "célèbres" que par le nom, comment voulez-vous qu’on réussisse?». Sans être alarmiste, l’invité de L’Expression parle, avec, dans son langage, un brin de dépit. Le constat dressé sur le terrain n’est pas du tout reluisant.Cela concerne notamment les entreprises exerçant dans le secteur du bâtiment, qui sont «loin de répondre aux normes universellement admises».










D’ailleurs, le ministre de l’Habitat voit mal ces entreprises qui fonctionnent seulement avec les «moyens du bord», alors que pour un entrepreneur, digne de ce nom, qui se lance dans le domaine du bâtiment, il lui faudra mettre le paquet. Sans quoi, quels que soient les efforts qu’il déploie, le résultat sera toujours le même. Préférant parler le langage des chiffres, Noureddine Moussa a indiqué qu’aujourd’hui, en Algérie, sur l’ensemble des entreprises exerçant dans le secteur du bâtiment, seules 26.000 sont qualifiées. De ce nombre, 6000 entreprises sont classées au niveau1. C’est-à-dire des entreprises qui, dans la construction, ne peuvent aller au-delà d’un R+4 étages.










Dans cette optique, il faut dire que plus le bâtiment avance en hauteur, plus l’entrepreneur a besoin de matériaux. Et pour ce faire, il faudra avoir les moyens, notamment financiers, nécessaires.








En outre, l’une des lacunes pointées du doigt par le ministre de l’Habitat, c’est le recours des entrepreneurs algériens aux matériaux traditionnels, à l’instar du coffrage qui se fait encore avec des madriers, alors qu’ailleurs on utilise des plaques métalliques qui font une économie aussi bien d’argent que de temps. «Il est temps pour les entrepreneurs algériens de comprendre que pour réussir dans ce domaine, il faut recourir aux nouvelles technologies et ne pas se contenter des moyens classiques qui ne sont plus utilisés», estime l’invité de L’Expression, avant d’ajouter: «L’investisseur dans un créneau pareil devra comprendre qu’il ne récoltera les fruits de son travail qu’à long terme. Mais nous, on veut tout et tout de suite! Et cette mentalité ne le fait avancer en rien.»










Pour récapituler, le ministre de l’habitat indique: «Pour relever le secteur de l’Habitat, il nous faut une ingénierie forte, des entreprises fortes, des architectes qualifiés, de la main-d’oeuvre bien formée, de l’argent, une bonne gestion et...enfin le civisme du citoyen». Il s’agit, en somme, d’un engrenage: si l’une des dentures est cassée, c’est l’ensemble du système qui s’arrête.
Hakim KATEB